Le Temple des transactions douteuses

Vif-Argent est une jeune voleuse, fille-mère, qui sévit dans la Cité pour survivre. Aux aguets, elle repère dans la besace d’un pirate un livre ancien de prix, dont la revente lui permettrait d’arrêter sa vie de larcins et d’ouvrir un commerce. Toutefois, il est la propriété de l’Épaulard, qu’elle n’a aucune envie d’affronter. Un concours de circonstances va lui permettre de lui proposer un marché, et rusée comme elle l’est, Vif-Argent ne tarde pas à en tirer profit, de manière que son acolyte soit également satisfait…
Après La Machine de Léandre, je n’avais aucune envie de quitter l’univers d’Alex Evans, aussi me suis-je lancée dans la lecture de cette nouvelle. Je l’ai trouvée plaisante, agréable à lire, avec un personnage principal féminin différent encore des autres qu’elle a déjà dépeints dans ses ouvrages, et j’ai apprécié cette distinction. Si l’intrigue est finalement assez simple, format court oblige, j’ai passé un bon moment avec cette histoire. On se prend de sympathie pour Vif-Argent, on a envie qu’elle réussisse à s’en sortir, et on comprend bien que si elle est devenue voleuse, ce n’est pas par goût. La description des usages du temple est assez savoureuse également, en particulier l’ironie qu’il y a dans leur détournement. En revanche, point de magie cette fois, et le steampunk ne fait que partie du décor. Une lecture bien agréable et divertissante 🙂

Le Temple des transactions douteuses, Alex Evans, éditions ActuSF, 2019, ISBN 978-2-3768-6216-1, gratuit sur Emaginaire.

La Chasseuse de livres

Faisant suite au roman La Machine de Léandre, dans le même ouvrage, cette nouvelle nous invite à suivre Cassandra, une jeune femme qui prépare sa thèse à l’université sur les écrits de Léandre l’Alchimiste. Toutefois, reléguée depuis un moment dans un placard du fait d’être une femme, elle a bien conscience que son avenir est plutôt bouché. Aussi, lorsque l’occasion se présente de se lancer dans le métier qui l’attire, chasseuse de livres, elle saute dessus à pieds joints, n’en déplaise à certains messieurs. Elle part ainsi à Tourmayeur, dans les ruines antiques, afin de retrouver L’Appel des Anciens, un ouvrage devenu légendaire, mais que certains semblent croire réel, au point de tenter de la tuer…
Avec cette nouvelle, Alex Evans prolonge la présentation du nord de son univers qu’elle avait mis en place dans le roman susnommé, ainsi que dans sa série Sorcières associées, même si celle-ci se situe beaucoup plus au sud. Et comme toujours, c’est un vrai bonheur, avec un personnage de femme volontaire, intelligent, en lutte pour son indépendance et pour trouver sa voie, de quoi s’épanouir, malgré une société patriarcale façonnée par la religion pendant plusieurs siècles. Il y a un petit côté Indiana Jones dans cette nouvelle qui n’est pas désagréable, et bien sûr, le texte étant de format court, le dénouement arrive assez vite. Toutefois, on passe un très bon moment et j’étais très contente de cette nouvelle histoire après le roman qui avait un goût de reviens-y ! 🙂

La chasseuse de livres, dans La Machine de Léandre, par Alex Evans, éditions ActuSF, 2019, ISBN 978-2-3768-6209-3, 9.99 € en e-book ou ISBN 978-2-36629-474-3, 18.90 € en version papier.

Recherches scientifiques et expérimentation

Quand la magie est étudiée de manière académique…ou non !

Un roman dans l’univers de Sorcières associées, mais plus au nord, avec des personnages toujours aussi intéressants et attachants, une intrigue prenante, qui le rende un peu trop court 😉

Éditions ActuSF

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Normannia, 4e édition !

Pour cette 4e année, les 15 et 16 février 2020, le salon Normannia de Rouen est resté égal à lui-même, convivial, chaleureux et très diversifié. J’avais pris un pass deux jours pour en profiter pleinement, ce que j’aurais vraiment fait si les microbes ne s’étaient pas mis de la partie ! Trop fatiguée, je n’y ai passé que quelques heures le samedi et le dimanche matin. Je n’ai donc pas tout vu, m’étant concentrée sur les halls 2, 3 et 5 où se situait la majorité des exposants.
J’ai pris le temps de baguenauder dans les allées et de m’émerveiller devant les étals, comme chaque année, et comme chaque année, j’ai craqué sur certains articles, notamment pour parfaire un costume que j’avais commencé à assembler à Cidre et dragon en septembre dernier 😉 C’était d’ailleurs amusant de retrouver des gens que j’ai rencontré là-bas !
À l’image des éditions précédentes, les articles proposés étaient très variés, que ce soit dans le textile, le cuir, le bois, la pierre, le métal ou l’alimentaire ! Vous pouviez véritablement faire votre marché, avec le bonheur de trouver des produits que vous rencontrez rarement dans les magasins. Par exemple, c’est la première année que je vois un peaussier présenter ses produits, des cuirs de toutes les couleurs, prêts à être travaillés, ainsi que des lacets de la même matière. Autre différence par rapport aux dernières moutures, la littérature était beaucoup plus représentée, avec divers stands d’auteurs de SFFF.
Quant aux autres exposants, je serai loin d’être exhaustive en parlant de bijoux, de chapeaux, de vêtements, de costumes, de savons, de créations décoratives ou artistiques, de luminaires, d’accessoires, de vaisselle, de verrerie, d’armes de toutes sortes, de pièces de cuir façonné en plastrons, manchettes, bracelets, chaussures, sacs, bottes, escarcelles, gourdes, couvertures de livres et j’en oublie ! De même que vous trouviez également des produits en corne, en bois, 100 % laine, de nombreuses peaux de toutes sortes, et d’énormes rouleaux de tissu…

Mais il y avait aussi de quoi contenter les papilles, d’un point de vue solide ou liquide ! Ale, bière, hypocras, hydromel, liqueurs de plantes, thés et cafés côtoyaient les autres étals, au même titre que le pain d’épices, le miel, la confiture, le chocolat, le fromage, le saucisson, les gâteaux à l’ancienne, les brioches, les berlingots, les guimauves… et les stands de restauration.

Les enfants n’étaient pas oubliés, puisqu’ils pouvaient se faire maquiller, certains articles leur étaient dédiés, et de nombreux jeux en bois étaient à disposition au fond du hall 5. De même dans le hall 4, tout un espace était réservé aux animations auxquelles ils pouvaient participer. Quant au hall 2, il leur offrait la possibilité d’approcher des animaux de ferme, notamment des chèvres peu farouches.
Enfin, les amateurs de combats pouvaient assister à des démonstrations d’escrime ou à du béhourd. Des artistes déambulaient dans les allées, costumés, jouant de la musique, dansant, ou animant le salon en interpellant les visiteurs. Certains de ces derniers étaient d’ailleurs magnifiquement déguisés, créant une ambiance très cosmopolite qui fait le charme de ce salon.

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Un détail également que j’ai toujours apprécié, c’est de croiser de gros chiens dans les allées, avec le souvenir de ceux venus la première année, installés dans le patio, qui représentaient vraiment la compagnie des châtelains dans les temps anciens. Les animaux apportent quelque chose de plus au salon, comme les oiseaux de proie la 2e année, et il est dommage que les lieux ne se prêtent pas vraiment à leur accueil.
Bref, même si je n’ai pas tout vu, j’ai beaucoup apprécié cette nouvelle édition, comme à chaque fois, avec le plaisir de retrouver une atmosphère festive, joviale, avec une impression de temps suspendu et de mélange des genres bon enfant. Dès que les dates du prochain salon tomberont, je les bloquerai et vous en informerai, c’est promis 😉

 

Féerie et technologie

Un début de siècle animé !

Un recueil de nouvelles très bien écrit, agréable à lire et qui nous transporte dans l’univers créé par Pierre Pevel. Que du bonheur !

Éditions Bragelonne

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