C’est louche !

Un chat nous présente ses maîtres et raconte combien il est gâté. Jusqu’au jour où au lieu de lui apporter du poisson, le couple ramène tout un tas de choses dont le chat ne saurait que faire et qu’il ne comprend pas…
De l’humour pour raconter, du point de vue d’un chat, le bouleversement que représente l’arrivée d’un bébé dans une famille et comment trouver sa place pour que chacun se sente aimé et apprécié. Pour sourire 🙂

Pour feuilleter un extrait, c’est par ici !

de Polly Dunbar, éditions L’école des Loisirs, 2018, ISBN 978-2-8776-7967-1, 13 €

Kim Ono

Au Japon, un petit tremblement de terre secoue le sol et fait frémir les cerisiers en fleurs. Comme le coq n’a pas chanté, la maîtresse ne s’est pas réveillée, et Kim Ono peut profiter de sa journée. Il veut jouer avec son samouraï, mais il a disparu. Son grand-père lui dit alors qu’il fait le poirier au sommet du Mont Fuji. Décidé à le retrouver, Kim fait un petit baluchon et part en promenade…
Une jolie histoire, pleine d’humour et de tendresse, pour montrer la ruse d’un grand-père décidé à faire prendre l’air à son petit-fils, et les découvertes de ce dernier en profitant du printemps. Des clins d’œil nombreux à la culture nippone, et des dessins très agréables 🙂

Pour feuilleter quelques pages, c’est par ici !

par Émilie de Turckheim et Marianne Barcilon, éditions du Ricochet, 2019, ISBN 9782352632641, 13.50 €

Calum ou le bonheur à portée de long nez

Calum est un tamanoir qui refuse de manger des fourmis. Sa mère a essayé toutes les recettes possibles, rien n’y a fait. Et cela n’a rien d’étonnant, car en réalité, Calum aime les fourmis… pour amies ! Aussi, lorsqu’a lieu le repas de famille habituel avec les champions de la famille, chacun dans leur discipline, Calum ne trouve pas sa place…
Une jolie histoire, drôle et tendre, où la différence est une richesse, à tous égards, et où l’ouverture d’esprit permet de belles rencontres. 🙂

Pour voir quelques pages, c’est par ici !

de Rachel Corenblit et Julie Colombet, éditions Sarbacane, 2018, ISBN 978-2-3773-1143-9, 15.90 €

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Découverte de Scorfel

Voici un festival auquel je n’étais encore jamais allée et que j’ai découvert dans la très jolie ville de Lannion. C’est le troisième que je visite depuis septembre, et si l’ambiance était tout aussi sympathique que dans les deux autres (Cidre et Dragon et les Halliennales), ce salon possède sa propre identité, à l’instar des précédents. Cidre et Dragon faisait la part belle à l’artisanat, les Halliennales à la littérature, Scorfel fait place au jeu et aux jeux de toutes sortes, qu’ils soient de société, de rôle ou de plateau. 🙂 Trois festivals bien différents donc, mais tous aussi agréables les uns que les autres.
Les littératures de l’imaginaire y étaient représentées, si bien que je me suis encore laissée tenter, la curiosité aidant, et j’ai pris plaisir à discuter avec différents auteurs, les échanges se révélant riches, instructifs, bousculant au passage certaines représentations, ce qui n’est pas un mal. 🙂
J’ai testé un jeu qui peut se jouer à tout âge, Kikou le coucou, et j’ai beaucoup apprécié le repas du soir, auquel il était possible de participer sur inscription, très bien organisé vu le nombre des convives ! Chacun est venu se servir au buffet dans la bonne humeur et sans bousculade, les plats étaient copieux et là encore, ce fut l’occasion de discuter avec des amateurs de jeu dont la conversation fut très enrichissante. Côté contact humain, on peut dire que ce festival est aussi accueillant que dans le Nord, tout en simplicité et en gentillesse. Amateurs de jeux, il y avait de quoi vous combler, car après le repas se tenait une nuit ludique, tandis que les amoureux des contes pouvaient assister à une représentation.
Dans l’espace Sainte Anne à la médiathèque Alain Gouriou, qui inscrivait ses animations dans le mois de l’imaginaire, vous pouviez admirer une exposition ressemblant fort à un cabinet de curiosités, réalisée par Le Cabinet mirifique du Professeur Berlupin. Les cartels retraçaient l’histoire (imaginaire) d’objets liés à des personnages emblématiques ou historiques. Vous pouviez ainsi découvrir les lunettes de Marie Shelley, qui imprègnent leur porteur d’une grande imagination les soirs d’orage, l’oreille coupée de Van Gogh, pointue et attestant d’une nature de semi-elfe… et autres artefacts dûment étiquetés 🙂 Il y avait également des sculptures steampunk originales dont je n’ai pas trouvé l’auteur, représentant des prototypes de submersibles, le tout exposé dans un magnifique bâtiment.

D’une manière générale, Lannion est une ville très agréable, où il fait bon flâner, avec une architecture riche et chargée d’histoire. La ville se prête aisément à l’imagination avec ses petites rues et ses bâtiments anciens, tout comme le canal qui la parcourt vous rappelle que la mer n’est pas loin, avec les mouettes qui y campent à marée basse.
Bref, voici un festival plus modeste de taille que les deux autres, mais tout aussi agréable, bénéficiant d’un très beau cadre, qui m’a offert d’excellents moments et de belles rencontres. Je n’ai pas tout évoqué car je n’ai pas assisté à tout, cependant je suis ravie de mon petit séjour breton. Je pense que j’y retournerai 🙂

Ailleurs

Portail anodin ?

avec Guillaume, même passer une porte magique peut s’avérer plein de surprises…

Le Collège invisible tome 8
Éditions Soleil

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