Extras #46

Face à la faillite de leur entreprise, qui a entraîné celui de leur couple, Polly décide de quitter Plymouth et s’installe dans un petit village portuaire de Cornouailles, Mount Polbearne. Alors qu’elle tente de se reconstruire et de reprendre sa vie en main, un petit oiseau et sa passion pour le pain, ainsi que des rencontres incongrues, lui font prendre une direction inattendue. Serait-ce le moyen de se réinventer après les écueils…?
Voici un feel good book que je voulais lire depuis un moment et que j’ai eu l’opportunité d’avoir entre les mains de manière totalement fortuite (merci les boîtes à livres !). J’ai donc sauté dessus et je ne l’ai pas regretté. J’ai passé un excellent moment avec ses personnages, notamment Polly, qui se reconstruit après des années d’épreuve, et qui se reconvertit en laissant parler sa passion pour le pain, la boulangerie. Si le livre ne serait pas loin de vous mettre l’eau à la bouche, on apprécie aussi le récit positif, la capacité de résilience des personnages, et combien le fait qu’ils trouvent leur voie, ou qu’ils soient en accord avec leurs aspirations profondes, contribue au bonheur. Le message fait du bien, les protagonistes sont attachants, très humains, avec leurs failles, leurs forces et leurs faiblesses, et la plupart est loin d’être caricaturale. Derrière des postures de façade, de bravade presque, on perçoit leurs doutes, leurs blessures, et ce sont parfois les regards croisés qui nous éclairent quand Polly ne voit rien.
Bref, il s’agit d’un roman résolument positif, fait pour faire sourire et donner le moral, sans jugement et très humain. 🙂

La Petite Boulangerie du bout du monde, de Jenny Colgan, éditions Pocket, 2016, ISBN 978-2-2662-6365-8, 8.10 €

Normannia, qu’est-ce que c’est ?

NormanniaLe week-end des 25 et 26 février 2017 a eu lieu le salon Normannia, au Parc Expo de Rouen en Seine-Maritime. Ne l’ayant appris que tardivement, je n’ai pas pu vous l’annoncer, mais je suis allée y faire un petit tour par curiosité, d’autant plus qu’il était présenté en tant que salon médiéval fantastique 🙂

Il s’agissait d’une première édition, au tarif abordable de 5 € (2 € pour les visiteurs costumés), avec un grand parking gratuit, ce qui est bien pratique. Pour tout vous dire, dès l’entrée, l’ambiance était particulièrement sympathique. Des sons de cornes vous souhaitaient la bienvenue, des boucliers vikings vous ramenaient plusieurs siècles en arrière, de même que les costumes des exposants, quand ce n’était pas leurs produits également.

En effet, vous pouviez trouver de la pâtisserie à base de recettes médiévales, du cuir et du bois  travaillés, différents pains et brioches, dont les plus gros croque-monsieur que j’aie jamais vus (et très appétissants avec ça) ! Mais aussi des jeux en bois, des cristaux, des bijoux artisanaux, une boutique de senteurs, une herboristerie, costumes et chapeaux, des pièces d’armurerie, des armes (épées, haches, arcs et flèches…), des peaux de bêtes et quantité de choses bien tentantes allant du caramel, de la confiture de lait, des bonbons gommes, au saucisson, en passant par l’ale et l’hydromel pour ceux qui auraient voulu  arroser le tout.

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Par-dessus le marché (c’est le cas de le dire), vous pouviez croiser dans les allées un pittoresque marchand ambulant, ainsi que deux drôles de personnages sur échasses urbaines, l’un à tête de renard et l’autre assez indéfinissable, nanti d’une fourrure brune et d’un casque à cornes…

Le côté fantastique était un peu moins représenté que le médiéval, toutefois il y avait tout de même de quoi contenter les amateurs de steampunk avec divers bijoux et objets alliant cuir, bois et métal, de fantasy également avec des figurines variées et imaginatives, sans oublier les personnes costumées pour l’occasion.

Bref, il s’agissait d’un salon bien agréable, à taille humaine, à l’ambiance chaleureuse et bon enfant. Mon seul regret a été que les animations prévues n’aient pas été annoncées par un programme que l’on aurait pu consulter à l’avance (j’ai découvert des simulations de combat au bruit des épées sur les boucliers). Mais étant donné qu’il s’agissait d’une première édition, gageons que ce genre de petits détails sera corrigé pour la prochaine, à laquelle je serai ravie d’assister !