Extras #48

Voici un magnifique livre pour explorer l’imaginaire japonais, sa construction, depuis les origines mythologiques jusqu’à ses aspects les plus modernes. Ce beau livre est également très épais, et se montre plutôt complet. La table des matières est riche, la taille du texte le rend agréable à lire, et heureusement car il y a matière à réfléchir et à se cultiver ! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a du niveau ! Les photos et illustrations sont nombreuses également, et les sujets abordés montrent bien l’ambivalence entre tradition, empreinte du passé, et modernité. Sont également abordés le rapport au temps, la place de la jeunesse, la figure du guerrier sous ses différents aspects, de même que les côtés plus cataclysmiques ou résolument tournés vers la science-fiction. De même, les influences extérieures sont abordées, tout comme la vision que nous, Occidentaux, pouvons avoir de l’archipel.
Bref, il s’agit d’un très bel ouvrage, pour les passionnés, qui se savoure doucement afin d’intégrer tranquillement la somme d’informations et de réflexions qu’il peut susciter. Un pur bonheur !

Pour feuilleter quelques pages, c’est par ici (diaporama) !

Japon ! Panorama de l’imaginaire japonais, de Julie Proust Tanguy, éditions Les moutons électriques, 2019, ISBN 978-2-36183-593-4, 35,90 €

Un royaume

Une petite fille est la reine d’un royaume fantastique dont l’entrée se cache sous son lit. Elle seule y a accès. Il est peuplé de monstres de contes de fée, et de bien d’autres, dont elle s’occupe avec soin. Ils sont heureux dans son royaume, jusqu’au jour où un nouveau monstre a fait son apparition, dont les cris et l’odeur effraient les habitants. Décidée à en avoir le cœur net, la reine grimpe dans le donjon dans lequel il se terre…
Un bel album sur l’imaginaire enfantin, peuplé de monstres bien sympathiques et pas du tout effrayants, avec des illustrations magnifiques. C’est aussi un album pour parler de la venue d’un bébé dans la famille, et le bouleversement qu’il représente pour l’aîné(e). De quoi sourire et s’émerveiller devant les superbes pages de ce livre 🙂

Pour feuilleter quelques pages, c’est par ici !

par Olivier Pog et Stéphanie Léon, éditions des ronds dans l’O, 2019, ISBN 978-2-37418-076-2, 16 €

Et deux de plus !

Bonjour à tous !

Juste quelques mots pour vous informer que deux événements viennent s’ajouter à la mise à jour de la page Année 2019 :

N’hésitez pas à consulter la page si vous voulez bloquer des dates 😉

Normannia, et de 3 !

Bonjour, bonjour !
Comme les années précédentes, je suis allée à Normannia ce week-end et je viens vous faire part de mes impressions. Malheureusement, cette fois je n’aurai pas de photos à vous présenter, les miennes ayant été perdues lors de leur transfert sur mon ordinateur… 😦
J’ai donc embarqué samedi après-midi, direction le Parc Expo de Rouen, pour cette troisième édition sur le thème des pirates, par un vent à vous drosser sur les récifs ^^. Je suis arrivée assez tardivement au festival, après avoir passé des zones de turbulences routières dues essentiellement à de nombreux travaux.
Était-ce dû à la fatigue et au jour déjà déclinant ? À la météo peu clémente ? J’ai eu l’impression que l’ambiance était moins festive, malgré de nombreuses échoppes, artisans, artistes et badauds. Si j’ai déambulé dans les allées avec plaisir, à prendre le temps d’admirer les articles proposés, à reconnaître des exposants que j’avais vus les années passées ou à Cidre et dragon, j’avais pourtant du mal à m’immerger complètement dans l’ambiance. Je suis d’ailleurs repartie avec le sentiment tenace d’être passée à côté du festival.

image Pixabay

Résultat, le lendemain matin, j’y suis retournée, alors que ce n’était pas prévu, pour voir si l’impression persistait… Heureusement, ce ne fut pas le cas, et j’ai compris qu’une bonne part de ce ressenti venait du manque de luminosité, notamment dans le hall 5. La veille, il faisait nuit lorsque je l’avais parcouru, et à certains endroits, on n’y voyait vraiment pas grand-chose, l’éclairage étant trop faible pour bien admirer les étals des exposants. C’est bien dommage, car cela ne met pas en valeur ce qu’ils proposent.
Bref, j’ai davantage apprécié ma visite du dimanche, renouant avec la vivacité et la gaieté que j’avais connues lors des précédentes éditions, que ce soit chez les visiteurs ou les artisans. J’ai assisté avec plaisir aux danses médiévales, j’ai entendu le fracas du béhourd, le tintement des haches de lancer, le chant des instruments anciens, tandis que je découvrais de nouveaux étals ou que je savourais les décors et l’ambiance plus maritimes, avec de nombreux visiteurs aux costumes dignes de la flibuste 🙂

image Pixabay

Si finalement je suis revenue de ma visite aussi satisfaite que les années précédentes, j’ai toutefois un regret, qui ne concerne sans doute que l’adepte des mondes fantastiques que je suis. L’avantage du thème des pirates était qu’il permettait aux visiteurs de venir facilement costumés. Son inconvénient, c’est que les mondes imaginaires étaient beaucoup moins représentés dans les costumes. J’ai regretté le petit grain de fantaisie et de féerie des éditions précédentes, même si le steampunk était encore bien présent.

©François Prieux

En conclusion, je dirais que cette troisième édition était aussi agréable que les précédentes, les exposants étaient nombreux et le programme riche, même s’il m’a semblé qu’il y avait moins de déambulations sur échasses que l’année passée. D’autre part, il est dommage que les changements concernant le spectacle de feu n’ait pas fait l’objet d’une annonce au micro. Sinon, les amoureux du médiéval et les fans de la piraterie avaient de quoi trouver leur bonheur, dans la joie et la bonne humeur 😉

image Pixabay

Si vous voulez voir des photos du festival, nul doute que vous en trouverez sur la page Facebook de l’association, l’année passée ils en avaient relayées beaucoup. Bon visionnage et que les vents vous soient favorables ! 🙂

image Pixabay

Fabuleuses créatures

Un très beau livre pour aborder les créatures fantastiques, liées à différentes cultures et classées en fonction de celles-ci tout comme de leur origine géographique. Viennent s’y ajouter des créations des auteurs, accompagnées d’illustrations, ainsi que de textes non dépourvu d’humour. Si le livre est présenté comme pouvant être lu à partir de 7 ans, il vaut mieux alors que l’enfant soit un bon lecteur et n’ait pas peur des longs textes.
Une très belle parution, sur laquelle je pense craquer très prochainement 😉

de Floortje Zwigtman et Ludwig Volbeda, éditions Réunion des musées nationaux-Grand Palais, 2018, ISBN 978-2-7118-7147-6, 24.90 €

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