La lettre de mon grand-père

Un grand-père offre une lettre à sa petite-fille, Mia, à Noël. Dedans, il lui parle de la beauté de notre planète, de la nature, de sa diversité, de sa richesse, mais aussi de sa fragilité. Il explique qu’il faut en prendre soin, la protéger, fait des vœux pour l’avenir, et Mia va à son tour transmettre ses paroles à ses propres enfants…
Un joli album pour parler d’écologie, touchant, en passant par le lien intergénérationnel et la transmission familiale.

de Michael Morpurgo et Jim Field, éditions Gallimard jeunesse, 2019, ISBN 978-2-0751-2595-6, 14.50 €

Tout feu tout flamme

Bluff à haut risque !

Un univers intéressant, inspiré de la Cité des Doges, avec une intrigue des personnages fouillés 🙂

Éditions Bragelonne

Accéder à la chronique

Final héroïque

Combats mémorables

Finn et Durandal décident de terminer ce qu’ils ont entrepris, afin que leurs amis puissent dorénavant vivre en paix et à l’abri de l’empire romain. Une fin de série magistrale !

Éditions Kazé

Accéder à la chronique

La Chasseuse de livres

Faisant suite au roman La Machine de Léandre, dans le même ouvrage, cette nouvelle nous invite à suivre Cassandra, une jeune femme qui prépare sa thèse à l’université sur les écrits de Léandre l’Alchimiste. Toutefois, reléguée depuis un moment dans un placard du fait d’être une femme, elle a bien conscience que son avenir est plutôt bouché. Aussi, lorsque l’occasion se présente de se lancer dans le métier qui l’attire, chasseuse de livres, elle saute dessus à pieds joints, n’en déplaise à certains messieurs. Elle part ainsi à Tourmayeur, dans les ruines antiques, afin de retrouver L’Appel des Anciens, un ouvrage devenu légendaire, mais que certains semblent croire réel, au point de tenter de la tuer…
Avec cette nouvelle, Alex Evans prolonge la présentation du nord de son univers qu’elle avait mis en place dans le roman susnommé, ainsi que dans sa série Sorcières associées, même si celle-ci se situe beaucoup plus au sud. Et comme toujours, c’est un vrai bonheur, avec un personnage de femme volontaire, intelligent, en lutte pour son indépendance et pour trouver sa voie, de quoi s’épanouir, malgré une société patriarcale façonnée par la religion pendant plusieurs siècles. Il y a un petit côté Indiana Jones dans cette nouvelle qui n’est pas désagréable, et bien sûr, le texte étant de format court, le dénouement arrive assez vite. Toutefois, on passe un très bon moment et j’étais très contente de cette nouvelle histoire après le roman qui avait un goût de reviens-y ! 🙂

La chasseuse de livres, dans La Machine de Léandre, par Alex Evans, éditions ActuSF, 2019, ISBN 978-2-3768-6209-3, 9.99 € en e-book ou ISBN 978-2-36629-474-3, 18.90 € en version papier.

Extras #47

Roger Fournier, riche entrepreneur dans le textile, se réveille un beau matin à l’état de fantôme, devant son propre cadavre, avec sa domestique hurlante à la vue de sa dépouille. Le médecin de famille fait procéder à une autopsie, et il s’avère à la grande stupéfaction du fantôme qu’il a été assassiné. Dès lors, il hante la maison et les pas de l’inspecteur chargé d’élucider son meurtre, curieux de savoir qui dans son entourage a pu désirer sa mort à ce point. Il découvre ainsi sa famille sous un nouveau jour, pas toujours heureux…
Avec le point de départ qui nous était donné, je m’attendais à un mélange des genres, entre fantastique et policier, mais il s’avère qu’il s’agit d’un faux fantastique, dans la mesure où il ne change rien à l’enquête et ne lui apporte aucune évolution. Les amateurs de policier seront donc contents, l’autrice nous propose une enquête classique, dans la bourgeoisie des années 50, avec les figures habituelles que l’on retrouve chez Agatha Christie : les membres de la famille, les domestiques, le tout dans une maison bourgeoise et un milieu argenté.
Si j’espérais du fantastique et qu’il n’était pas au rendez-vous, pour autant je n’ai pas été déçue, car j’ai passé un excellent moment dans cette lecture. Cela tient au fait que Roger est notre narrateur, qu’il ne manque pas de verve, et étant mort, il se lâche parfois un peu. Le ton est plaisant, ne manque pas d’humour, et le personnage attachant, notamment parce qu’il découvre tout ce à côté de quoi il est passé de son vivant, tout ce qu’il n’a pas vu chez ses enfants… Il a des regrets, trop tard, et ne peut plus rien y faire. Il ne lui reste que la vérité à découvrir, et observer l’inspecteur Tovelle officier le fascine. On découvre ainsi au fil du roman l’homme qu’il était, comment il s’est construit, et ce que la vie lui a fait endurer, de quelle manière il a changé sous ses coups. C’est un personnage profondément humain, qui redécouvre ceux qui l’entouraient, et qui se remet en cause, même si cela ne change plus grand-chose pour lui. Une lecture agréable et divertissante 🙂

Drôle de mort, Enquêtes d’outre-tombe, tome 1, de Sophie Moulay, éditions du 38, 2018, ISBN 978-2-3745-3558-6, 5.99 € en e-book.