La Chasseuse de livres

Faisant suite au roman La Machine de Léandre, dans le même ouvrage, cette nouvelle nous invite à suivre Cassandra, une jeune femme qui prépare sa thèse à l’université sur les écrits de Léandre l’Alchimiste. Toutefois, reléguée depuis un moment dans un placard du fait d’être une femme, elle a bien conscience que son avenir est plutôt bouché. Aussi, lorsque l’occasion se présente de se lancer dans le métier qui l’attire, chasseuse de livres, elle saute dessus à pieds joints, n’en déplaise à certains messieurs. Elle part ainsi à Tourmayeur, dans les ruines antiques, afin de retrouver L’Appel des Anciens, un ouvrage devenu légendaire, mais que certains semblent croire réel, au point de tenter de la tuer…
Avec cette nouvelle, Alex Evans prolonge la présentation du nord de son univers qu’elle avait mis en place dans le roman susnommé, ainsi que dans sa série Sorcières associées, même si celle-ci se situe beaucoup plus au sud. Et comme toujours, c’est un vrai bonheur, avec un personnage de femme volontaire, intelligent, en lutte pour son indépendance et pour trouver sa voie, de quoi s’épanouir, malgré une société patriarcale façonnée par la religion pendant plusieurs siècles. Il y a un petit côté Indiana Jones dans cette nouvelle qui n’est pas désagréable, et bien sûr, le texte étant de format court, le dénouement arrive assez vite. Toutefois, on passe un très bon moment et j’étais très contente de cette nouvelle histoire après le roman qui avait un goût de reviens-y ! 🙂

La chasseuse de livres, dans La Machine de Léandre, par Alex Evans, éditions ActuSF, 2019, ISBN 978-2-3768-6209-3, 9.99 € en e-book ou ISBN 978-2-36629-474-3, 18.90 € en version papier.

Extras #46

Face à la faillite de leur entreprise, qui a entraîné celui de leur couple, Polly décide de quitter Plymouth et s’installe dans un petit village portuaire de Cornouailles, Mount Polbearne. Alors qu’elle tente de se reconstruire et de reprendre sa vie en main, un petit oiseau et sa passion pour le pain, ainsi que des rencontres incongrues, lui font prendre une direction inattendue. Serait-ce le moyen de se réinventer après les écueils…?
Voici un feel good book que je voulais lire depuis un moment et que j’ai eu l’opportunité d’avoir entre les mains de manière totalement fortuite (merci les boîtes à livres !). J’ai donc sauté dessus et je ne l’ai pas regretté. J’ai passé un excellent moment avec ses personnages, notamment Polly, qui se reconstruit après des années d’épreuve, et qui se reconvertit en laissant parler sa passion pour le pain, la boulangerie. Si le livre ne serait pas loin de vous mettre l’eau à la bouche, on apprécie aussi le récit positif, la capacité de résilience des personnages, et combien le fait qu’ils trouvent leur voie, ou qu’ils soient en accord avec leurs aspirations profondes, contribue au bonheur. Le message fait du bien, les protagonistes sont attachants, très humains, avec leurs failles, leurs forces et leurs faiblesses, et la plupart est loin d’être caricaturale. Derrière des postures de façade, de bravade presque, on perçoit leurs doutes, leurs blessures, et ce sont parfois les regards croisés qui nous éclairent quand Polly ne voit rien.
Bref, il s’agit d’un roman résolument positif, fait pour faire sourire et donner le moral, sans jugement et très humain. 🙂

La Petite Boulangerie du bout du monde, de Jenny Colgan, éditions Pocket, 2016, ISBN 978-2-2662-6365-8, 8.10 €

Pour solde de tout compte

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