Extras #40

Voici un magnifique livre de créations artistiques basées sur des photographies. À première vue, si on le regarde rapidement sans vraiment s’arrêter, on a l’impression de contempler des paysages de la peinture chinoise. Mais lorsque l’on regarde de plus près, on s’aperçoit que tout est composé de constructions humaines : buildings, grues, échafaudages, pylônes électriques… Il en ressort à la fois de la beauté, de loin, et un côté dérangeant, voire oppressant ou effrayant de près. L’activité humaine est invasive, la nature et le vivant en dehors de l’homme semblent avoir presque totalement disparu. Une manière sans doute de dénoncer l’urbanisation à outrance, l’humanité qui s’empare de tout, l’aspect destructeur étant même évoqué dans certaines séries par une grenade, un obus, des mines… Certains paysages évoquent la neige, d’autres le jade, et pour certains, la composition semble inspirée par des courbes de graphiques intégrées à l’œuvre…
Un livre d’art magnifique, qui interpelle. 🙂

Pour contempler quelques œuvres du livre, c’est par ici !

Artificial wonderland, de Yang Yongliang, éditions Galerie Paris Beijing, 2013, ISBN 979-1090176485, 50 €

Les coulisses de Littévasion

Après avoir été très sollicitée côté professionnel, j’ai enfin le temps de me poser et de me pencher sur un TAG que j’ai vu passer sur Évasion Imaginaire. Je  l’ai trouvé intéressant, dans la mesure où il explique les dessous d’un blog. J’ai donc décidé de lever un peu le voile sur ce qui se passe en arrière-plan de Littévasion, pour ceux que cela intéresserait 😉

Avis, critique, ressenti… le choix des mots ?

Voici une question de choix des termes sur laquelle je me suis penchée dès la construction du blog. « Avis » ne me convenait pas, dans le sens où il y avait un côté léger qui ne correspondait pas au fait que j’essaie autant que possible d’étayer mes remarques et d’argumenter. « Critique » ne me plaisait pas non plus, pour la connotation négative qu’on lui accorde trop souvent, même si à la base le mot est neutre. « Ressenti » quant à lui ne s’est pas posé, dans la mesure où même en s’efforçant d’être la plus objective possible (on ne l’est jamais totalement), le ressenti est intrinsèque à toute chronique. « Chronique » s’est imposé de lui-même, par sa plus grande neutralité, tout en étant finalement suffisamment descriptif.

Le choix du livre

J’avoue que sur ce coup-là, je fonctionne essentiellement à l’envie. J’ai une PAL (Pile à Lire) assez monstrueuse à la maison (ma table de nuit est supportée par les livres plutôt que l’inverse) et comme je lis 2 à 3 livres en même temps, il faut vraiment que ce soit un plaisir. Je fais une exception quand je reçois un SP (Service Presse, plutôt rare, mais j’en parlerai plus loin) et avec les livres empruntés en bibliothèque (date de retour oblige !), mais autrement, c’est la quatrième de couverture qui va se révéler déterminante.

Numérique ou papier ?

J’ai une préférence pour le papier, plus facile à feuilleter que sur une liseuse, surtout quand je rédige mes chroniques et que je veux retourner à un point du livre pour vérifier. Je mémorise mieux sur ce type de support. En revanche, je lis de plus en plus sur liseuse par la force des choses, car les livres numériques sont beaucoup plus abordables question prix. Les seuls livres que je ne lis pas sur liseuse sont les bandes dessinées et les albums jeunesse.

Et les SP alors ?

Ils sont plutôt rares et ça me convient. J’aime mon indépendance, choisir librement mes livres et pouvoir en parler tout aussi librement. Même si je m’efforce encore une fois de me montrer mesurée dans mes chroniques et la plus objective possible, je veux pouvoir dire ce que je pense sans avoir à me censurer. La discipline à laquelle je m’astreins lorsque je rédige est suffisante, me semble-t-il.

Quatrième de couverture ou pas ?

Pour ma part, j’ai fait le choix de ne pas la mettre, tout simplement parce qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises de lire des livres dont la quatrième était trompeuse, ou orientait dans une direction alors que dans le roman, ce n’était qu’un aspect du récit. Je préfère mettre un court résumé de mon cru, parce qu’il peut apporter une autre vision du livre et compléter cette fameuse quatrième de couverture. Du reste, une simple recherche sur le net permet de trouver le résumé de l’éditeur facilement. Il s’agit d’un choix personnel et je ne critique pas ceux qui décident de la faire apparaître. Après tout, quand je choisis un livre, c’est l’un de mes critères de choix décisifs…

Prise de note et rédaction

Des notes, je n’en prends quasiment pas, d’où l’importance de la mémorisation dont je parlais plus haut. L’exception concerne les albums jeunesse, car je les lis directement en librairie et j’ai besoin de pouvoir les retrouver ensuite facilement sur le net. Je note donc le titre, l’auteur, l’éditeur, et parfois quelques mots-clés. Il m’arrive de prendre des notes quand je lis également des bandes dessinées en bibliothèque et que je ne veux pas les emprunter pour éviter de me charger (les BD font leur poids !). Sinon, je rédige directement sur l’ordinateur, avec le livre sous la main pour vérifier quelques points et l’orthographe de certains noms qui sont parfois très…exotiques ! 😉

Longueur des textes et spoilers

Dans l’ensemble, j’essaie d’être assez synthétique, de ne pas trop m’étaler, et ne pas dévoiler les tenants et aboutissants de l’intrigue a tendance à aider ! Personnellement, j’ai horreur qu’on me gâche la surprise, donc j’applique la même règle dans mes chroniques. Toutefois, certains livres sont si riches qu’ils se prêtent à des retours plus fouillés, ou lorsqu’ils amènent des pistes de réflexion à creuser. Quelques uns sont même difficiles à chroniquer quand on ne veut pas dévoiler les ressorts dramatiques du récit. Parfois, j’ai l’impression de jouer les contorsionnistes pour en parler sans rien révéler !

noter ses lectures

Je ne l’ai jamais fait et ça ne me tente pas. Nous sommes tous passés par l’école, le collège, le lycée…avec des notes qui nous ont de temps à autre semblé totalement aléatoires et non justifiées. Comment noter un livre sans risquer de se montrer injuste à un moment ou à un autre, sans risquer d’en estomper certains aspects ? Sur quels critères qui ne soient pas subjectifs ? Dans la lecture d’un livre, la part de ressenti est énorme, avec des émotions qui ne sont pas quantifiables, sans oublier également la grosse part du travail de l’ombre qu’effectue l’auteur… Et puis, notre avis peut évoluer sur une lecture avec le temps, alors qu’une note a tendance à figer les choses. Je préfère ne pas en mettre.

Mes « fournisseurs »

Pour l’essentiel, il s’agit de ma librairie de quartier, avec des visites dans les bibliothèques et des virées dans les centres commerciaux spécialisés quand il faut faire le plein d’articles sur les albums jeunesse. J’achète également des livres numériques (sur Emaginaire, site dédié aux littératures de l’imaginaire) mais par choix, je boycotte Amazon. D’où mes stratégies pour limiter mon budget livres, tout en soutenant les petites librairies indépendantes.

La reconnaissance

Vaste question ! Les statistiques sont un indicateur de la fréquentation du blog, mais toujours à prendre avec précaution. J’ignore totalement par quel canal telle ou telle personne va se retrouver sur mon blog en dehors du référencement dans les moteurs de recherche. De temps en temps, j’identifie les pics de visite parce qu’un auteur ou un éditeur a relayé ma chronique, mais la plupart du temps, je ne sais pas ce qui va m’amener un(e) visiteur(se) ou un(e) autre. Quant à savoir ce qu’ils pensent du blog… J’avoue que je travaille un peu à l’aveugle. Littévasion représente un gros investissement personnel, j’y consacre beaucoup de mon temps libre, et il y a un côté frustrant à ne pas savoir ce qui motive les visites sur le blog. J’ignore si j’apporte réellement quelque chose aux gens ou si ils sont arrivés là par hasard…

en conclusion

J’espère que ces éclaircissements vous ont apporté des réponses et que je ne vous ai pas barbés avec des aspects trop réflexifs 😉 Je m’aperçois qu’en fait, il y a de nombreux points que je n’ai pas abordés, et qui vous auraient peut-être intéressés : le pourquoi du blog, les choix de rubriques, le rythme de publication, comment il a évolué au fil du temps et pourquoi, la philosophie qui le sous-tend…
Bref, si c’est le cas, n’hésitez pas à me le dire, en commentaire ou par le formulaire de contact, et je ferai une suite à cet article 😉

Dans tous les cas, merci de me suivre et bonnes lectures, quelles qu’elles soient 🙂

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