Extras #39

Yukiko Le Bihan, photographe franco-japonaise, est à Tokyo lorsque le tsunami dévastateur de 2011 frappe le Japon. Elle part dans le Tohoku pour tenter de retrouver sa grand-mère maternelle, dont personne n’a de nouvelles. Elle découvre ainsi l’étendue de la dévastation, la détresse des survivants, et voit le paysage de son enfance transformé. Le voyage est également l’occasion pour elle de plonger dans l’histoire familiale, tout en songeant à sa double culture à laquelle elle est attachée. Le désastre et les rencontres vont la changer, comme tout ceux touchés par le drame…
Voici un roman dont la narration s’articule entre le présent de 2011, et le Japon de la deuxième moitié du XIXe siècle, dans une alternance plutôt régulière. Nous découvrons ainsi un pays pris dans les soubresauts de la transformation et du changement, avec une ouverture plus ou moins pacifique aux nations étrangères, aux traditions bouleversées par les apports techniques européens, et un archipel meurtri par le raz-de-marée qui a fait date, auquel s’ajoute la catastrophe nucléaire de Fukushima. Élevée dans les cultures française et japonaise, Yuki est une passerelle entre les deux et apporte un éclairage sur les différences de point de vue et de comportement. Le roman aborde de nombreux thèmes, dont l’identité, l’enracinement, la famille, la résilience, le changement… Il est riche, aussi bien en informations qu’en émotions, et profondément humain. Une belle lecture 🙂

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La mémoire sous les vagues, de Laurence Couquiaud, éditions Pocket, 2018, ISBN 978-2-266-28164-5, 6.95 €