La fille du roi des elfes

de Lord Dunsany, éditions Gallimard (folio SF), 2013, ISBN 978-2-07-044897-5, 8.20 €.

L’histoire :

amour quête magie elfes royaume enfant pouvoirÀ la demande de son père le roi, Alveric part en quête du pays magique où il doit s’efforcer d’épouser la fille du roi des Elfes pour contenter son peuple. Pour l’aider, une sorcière de sa connaissance enchante l’épée que lui a donné le souverain. Mais l’écoulement du temps au pays des Elfes est différent, et leur seigneur n’est pas prêt à abandonner sa fille sans rien faire. Pour la sauver d’une mort humaine, il envoie une puissante malédiction…

Chronique :

Ce roman, paru en 1924, fait partie des classiques de la fantasy, je ne pouvais donc pas passer à côté. En plus, il se lit bien, même s’il peut en dérouter certains avec des formulations qui ne sont pas sans rappeler les tournures orales que l’on peut trouver dans d’autres textes célèbres, telles les répétitions « nos contrées familières » qui scandent le récit et lui donnent un rythme…
On retrouve des motifs de la mythologie celtique, comme la différence d’écoulement du temps entre le monde humain et le monde féerique, tandis que la magie fait partie intégrante de l’histoire et de la vie des personnages. Les Elfes sont puissants, si différents des humains que Lizarel, la fille du roi, ne peut comprendre les coutumes des mortels, notamment leurs croyances, ici le christianisme, qui fustige et diabolise les pratiques païennes en les associant à la magie noire. De là à y voir une critique sous-jacente de la religion ou de l’étroitesse d’esprit…
On trouve également le motif de la quête, courant en fantasy, et il n’est donc pas étonnant que ce roman soit considéré comme l’un des textes fondateurs du genre. Magie, quête, créatures surnaturelles, emprunts à la mythologie, tous les éléments s’y trouvent, pour notre plus grand plaisir 🙂

Le 03.07.2016