Villes étranges

de Chris Mallory, éditions du 38, 2016, ISBN 978-2-3745-3339-1, 5.99 € en e-book.

Les histoires :

Chaos Temporel : Le professeur Fox est appelé à l’aide sur le campus universitaire dont le doyen l’a chassé, parce qu’il fréquentait sa fille. Des ruines sont bizarrement apparues, d’autant plus étranges qu’elles sont celles d’un complexe immobilier pas encore construit. Lorsque l’hélicoptère présidentiel est également retrouvé dans les décombres alors que la venue de la Présidente est prévue, et que les gens commencent à perdre la mémoire, Fox comprend qu’il doit faire vite !
Jours étranges : Michaël Preston est journaliste à Walnut Lake où il ne se passe pas grand-chose. Aussi, lorsqu’une météorite s’écrase dans un champ voisin, le sujet l’intéresse et lui donne un peu matière à écrire. Toutefois, des comportement inhabituels commencent à émerger, de l’agressivité, et il apparaît bientôt que ce n’est pas la première fois que le phénomène se produit…
Les enfants du Dôme : Josh et Mélissa sont nés et ont grandi sous le Dôme qui les protègent de la dévastation de la Terre, provoquée il y a des décennies par l’humanité. D’autres structures existent, avec lesquels ils sont parfois en contact, et tous deux décident en douce de joindre la plus proche. Toutefois, au fil de leur périple ils découvrent des éléments qui ne collent pas avec la version de l’histoire qu’on leur a inculquée, au point de tout bouleverser…

Chronique :

Voici un recueil de nouvelles de science-fiction que j’ai acheté par curiosité, et je ne le regrette pas ! Il se lit agréablement, les trois histoires sont bien construites, avec des rebondissements inattendus, et chaque univers proposé est à la fois cohérent et bien pensé. Les personnages sont attachants, bien différenciés, et l’autrice sait varier son style pour l’adapter à chacun d’entre eux. Le professeur Fox en particulier est assez haut en couleur ! Cela accompagne la variété des récits, avec une narration particulière à chacun.
Comme avec tout recueil de nouvelles, l’avantage est que l’on peut s’arrêter après la lecture d’un seul des trois textes si on manque de temps, sans se retrouver frustré de ne pas connaître la suite. C’est le côté pratique des récits courts. 🙂
« Jours étranges » a ceci de particulier qu’il flirte également avec le fantastique au début, avant de s’orienter franchement vers la science-fiction finalement, ce qui n’est pas désagréable. On se laisse embarquer par l’histoire, et la fin fait un peu froid dans le dos, il faut bien l’avouer 😉
Quant aux « enfants du Dôme », j’avoue que le détail du nez à la fin m’a fait sourire, car rien ne nous laisse penser à cela tout au long du récit.
Bref, c’est un recueil que j’ai lu avec plaisir, totalement dépaysant, dont la variété et la qualité d’écriture font passer un bon moment 🙂

Le 07.04.2021