Victoria, reine et tueuse de démons

de A.E. Moorat, éditions Eclipse.

L’histoire :

Mise en page 1Toute jeune reine fraîchement couronnée, Victoria découvre sans grande surprise que les démons existent et qu’ils veulent le trône. Pour cela, ils intriguent depuis des siècles, infiltrés dans les familles nobles les plus puissantes, si bien camouflés que même le Protektorat, organisation dévolue à la protection de la Couronne, ne sait pas qui ils sont ou comment les débusquer. Quand des événements surnaturels laissent à penser qu’ils vont passer à l’attaque, la reine rejoint les combattants et affrontent zombies et loups-garous l’épée à la main. Il faut dire qu’au-delà de la menace qui pèse sur son empire, elle pense à son époux. L’ennemi l’a enlevé, mais rien ne saurait affaiblir sa détermination…

Chronique :

Voici une uchronie pour laquelle je reste partagée. Un bon point pour elle, je suis allée jusqu’au bout, mais j’avoue que le plaisir de la lecture a été grandement parasité par le nombre d’erreurs contenu dans les lignes. À ce stade, je ne parle même plus de coquilles, pas quand il manque des mots, qu’il y a des fautes d’orthographe ou de français, et qu’elles sont aussi nombreuses. C’est à se demander si le texte a fait l’objet d’une relecture avant de partir à l’imprimerie…
Sinon, l’idée de départ est intéressante, mais le début du texte est tarabiscoté au niveau temporel, peut-être inutilement. Au lieu d’accrocher davantage le lecteur, il peut donner envie d’abandonner tant il complique la lecture, et c’est dommage, parce que le sujet à lui seul fait qu’on a envie d’en suivre l’évolution. Par la suite, la construction du récit est moins alambiquée, et l’histoire n’y perd rien. Les différents personnages suivent tous leur voie, finissent par se rejoindre, et le seul fait de ne pas savoir comment, ou de se poser la question, suffit à maintenir l’intérêt.
Là où je tire mon chapeau à l’auteur, c’est qu’un sujet pareil n’est pas des plus aisé à utiliser, dans le sens où on a affaire à un personnage historique de premier ordre qu’il faut rendre crédible dans un rôle inattendu… Je ne connais rien du caractère de la vraie reine Victoria, mais il se peut que les férus d’histoire guettent les erreurs ou les bévues, d’où le danger. L’auteur s’en sort par une pirouette à la fin qui permet de justifier les libertés prises, et elle est habile, toutefois le risque est là.
Bref, j’ai passé un bon moment avec ce livre, mais j’avoue que l’agacement dû aux trop nombreuses coquilles a gâché le plaisir et que l’impression générale, par conséquent, s’en ressent.

22.10.2015