La submersion du Japon

de Sakyo Komatsu, éditions Philippe Picquier

L’histoire :

La submersion du JaponPlacé sur une zone de forte activité sismique, le Japon a toujours connu séismes, éruptions volcaniques et tsunamis. Toutefois, lorsque les données scientifiques commencent à s’accumuler suite à divers cataclysmes, un nouveau scénario émerge. Et si l’archipel tout entier devait finir englouti par les eaux ? Comment sauver la population et le patrimoine culturel d’un pays aux traditions millénaires ? Comment évacuer autant de gens en si peu de temps ?

Chronique :

Soyons honnête, j’ai d’abord été attirée par ce livre à cause de sa couverture. Hokusai retient systématiquement mon regard, alors en y ajoutant un titre pareil, ça ne pouvait qu’éveiller ma curiosité. Avec cet ouvrage, j’ai découvert un roman d’anticipation solide et bien écrit. L’auteur nous fait suivre les travaux de divers scientifiques, l’accumulation d’indices, les prises de décisions des pouvoirs politiques, les manœuvres diplomatiques (voire souterraines) pour assurer la survie du peuple japonais, l’organisation d’une diaspora nippone et la mise en sûreté de pièces emblématiques de leur art. Puis vient la catastrophe et son lot de tragédies.
Ce livre n’est pas bien gros, mais il est dense et nous donne une représentation de la société japonaise dans les années 70. Culte de l’entreprise, mariage arrangé, acharnement au travail… De nombreux aspects transparaissent et font que certains pourraient considérer le roman comme daté. Toutefois, quand on lit Hugo ou Zola, on ne se dit pas que leurs œuvres le sont parce qu’elles nous décrivent la société de l’époque. Je n’irai donc pas dans ce sens-là.
J’ai passé un bon moment avec cet ouvrage, toutefois je pense que certaines subtilités ont dû m’échapper. Même si je m’intéresse à la culture nippone depuis longtemps, je doute d’en connaître assez à son sujet pour apprécier pleinement le travail de l’auteur. Sans doute qu’un lecteur plus averti dans ce domaine percevra davantage d’éléments que je ne l’ai fait, ce qui n’empêche pas de le lire. 😉

31.08.2015

 

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