Homo vampiris

de Fabien Clavel, éditions Mnémos.

L’histoire :

vampire extermination laboratoire cobaye expérimentation pouvoirs LilithDans un futur proche, la Terre est ravagée par les catastrophes naturelles et l’humanité continue de vivre comme elle peut sans le carburant qui est devenu rare. Un laboratoire secret, des expériences interdites, une jeune fille aux pulsions sanguinaires, une organisation appelée l’Ancolie, des groupes d’hommes cagoulés et armés, une panthère… Autant d’éléments qui vont se croiser et entrer en conflit, tandis qu’en secret, des vampires essaient d’assurer la pérennité de leur espèce et leur domination sur le monde. Toutefois, d’autres ne sont pas du même avis et vont tout tenter pour les arrêter.

chronique :

Voici un roman que je voulais lire depuis sa sortie, sans en avoir eu l’occasion jusqu’ici. C’est chose faite et j’avoue en garder une impression mitigée.
L’intrigue est bien menée, la galerie de personnages intéressante, et chacun se dévoile au fil des flashbacks que l’auteur glisse dans le récit. Petit à petit on reconstitue le puzzle, on prend conscience des liens tissés entre les différents protagonistes, sans trop savoir ce qui les motive vraiment. La trame est complexe, car le lecteur n’a pas qu’un personnage-guide mais doit sauter de l’un à l’autre en fonction de la narration, ce qui brouille un peu plus les pistes.
Le monde en déliquescence est bien décrit, donnant une atmosphère mortifère, et de manière à ce que nous devinions graduellement l’impact des dérèglements climatiques, ainsi que les transformations qu’ils ont occasionné dans les modes de vie.
Donc globalement tout est plutôt positif, le roman est bien construit, revisite le mythe du vampire avec des inventions bien trouvées, et pourtant j’ai été déçue. Autant le début m’a plu avec ses différents personnages que l’on découvre peu à peu, autant la fin m’a parue abracadabrante et ne m’a pas convaincue. Mais surtout, j’ai fini par m’agacer de voir la lecture parasitée par les nombreuses coquilles qui parsèment le texte. Je l’ai lu dans l’édition de 2009, ce qui ne veut pas dire que la nouvelle possède le même défaut. À voir.
Toujours est-il que si vous êtes fan de vampires et que vous recherchez une nouvelle approche, ce roman vaut la peine d’être lu pour son originalité. Entre science-fiction, thriller et fantastique, il mélange les genres et propose une lecture différente, loin des clichés.

20.01.2016