Code Breaker

Tome 1

de Akimine Kamijyô, Pika édition

L’histoire :

Code Breaker 1Alors qu’elle rentre chez elle, Sakura voit des hommes brûler dans un parc. Au milieu d’eux, un adolescent de son âge. Quelle n’est pas sa surprise lorsque le lendemain, le nouvel élève qui intègre sa classe n’est autre que ce mystérieux garçon, Rei Ôgami. Persuadée qu’il s’agit du meurtrier, elle décide d’en avoir le cœur net. Il s’avère que son statut de lycéen n’est qu’une façade. En réalité, il est un Code Breaker. Doté d’un don particulier, il n’hésite pas à s’en prendre aux pires criminels.

Chronique :

La première chose qui m’a attirée vers ce manga, c’est sa couverture. Les couleurs et le coup de crayon m’ont tout de suite plu, donc je me suis lancée. Je ne le regrette pas. Dès le début, ce shônen joue sur les codes pour mieux les retourner. Sakura est belle, semble délicate, sensible, et tous les garçons du lycée sont amoureux d’elle. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Elle est férue d’arts martiaux, dotée d’une force peu commune, et ne manque pas de caractère. Déterminée, directe, on est loin de la jeune fille timide, effacée ou soumise. Quant à Ôgami, le personnage est intéressant par son ambivalence. Tour à tour implacable ou gentil, insensible ou prévenant…il conserve tout son mystère. Son pouvoir, quant à lui, est terrible, tout comme ses actes, qu’il assume pleinement. Tout se joue dans la confrontation des deux personnages et une divergence magistrale de point de vue. Car Ôgami est dangereux, et s’opposer à lui n’est pas sans risque.
J’ai apprécié l’humour dans l’histoire, qui repose beaucoup sur ce détournement des codes que j’évoquais plus haut, mais aussi sur les quiproquos, les interprétations erronées et les faux semblants. Les apparences sont trompeuses, et à plus d’un titre. On pourrait dire qu’il s’agit de la ligne directrice sous-jacente à ce volume. Sakura n’est pas ce qu’elle semble être, Ôgami non plus, les autres lycéens comprennent tout de travers en se fiant uniquement à ce qu’ils voient, les petites frappes et les yakuzas ne font pas mieux, et même le policier du parc est victime des apparences lorsque Sakura cherche à s’en débarrasser. Bref, tout le monde se fait berner en se contentant de rester à la surface des choses. Peut-être que le lecteur aussi d’ailleurs ? De quoi donner envie de creuser 😉

26 tomes à la série

10.09.2015

 

Publicités