City Hall #7

Tome 7

de Rémi Guérin, Guillaume Lapeyre, Alexandre Desmassias, Stéphane Richard et Camille Pradère, éditions Ankama, 2015, ISBN 978-2-35910-521-6, 7.95 €

L’histoire :

Afin de libérer Houdini, Jules et ses amis se rendent dans le monde de Lewis Carroll. Mais ils doivent rapidement affronter un retournement de situation inattendu, de même que Lovecraft et Reverso. Les choses tournent à la bataille rangée, de sorte que Victor Hugo en est réduit à convoquer l’un de ses personnages emblématiques, afin de les aider à survivre. Toutefois, même avec ce renfort inespéré, les armes de Lovecraft demeurent si redoutables que les aventuriers pourraient bien ne pas s’en sortir, à moins qu’un nouveau créateur n’entre dans la partie…

Chronique :

Avec ce dernier tome de la série, on ne pouvait que se douter que les choses se termineraient en apothéose, et ça n’a pas loupé, avec un retournement final très bien trouvé, même s’il ne m’a pas surprise. L’aparté de l’auteur sur la jaquette du livre m’avait mise sur la voie, si bien que j’étais plus ou moins préparée à ce qui allait se passer. 🙂
Très animé, ce volume est constitué d’affrontements sur ses trois premiers quarts, dans le monde à l’envers. Nous avons ainsi l’occasion de voir différents personnages à l’œuvre, dont Victor Hugo, qui se posait plutôt jusqu’ici en détenteur de secret et en sage. Le monde à l’envers regorge de surprises et de références, pour notre plus grand plaisir, tandis que les protagonistes doivent faire preuve d’imagination pour s’en sortir. Mais évidemment, lorsque l’on a un dieu de son côté, les choses sont un peu plus faciles, et je ne parle pas de Cthulhu. Comme le disent avec humour les deux auteurs, pour leurs personnages, ils sont des dieux, même si les dits personnages finissent par imposer leur propre voie 😉
Enfin, les quelques pages qui suivent le dénouement ne sont pas inintéressantes, avec en particulier le dernier mot d’Arthur et de son grand projet. Ainsi, on aurait envie d’en savoir plus, même si les auteurs n’ont pas l’intention, pour le moment, de poursuivre dans cette voie. En revanche, on aimerait bien savoir ce que sont devenus  Mary Shelley et son acolyte, car on ne les revoit pas.
Bref, la série se termine en beauté, sur une note positive et pleine de malice, qui fait que l’on ne regrette pas d’être arrivé à la fin, même si les personnages sont attachants.

Autres titres de la série :

Tome 1 (chronique)
Tome 2 (chronique)
Tome 3 (chronique)
Tome 4 (chronique)
Tome 5 (chronique)
Tome 6 (chronique)

N.B. : Série terminée.

manga steampunk Jules Verne Arthur Conan Doyle

Le 27.02.2019