City Hall #2

Tome 2

de Rémi Guérin, Guillaume Lapeyre, Caroline Hirbec et Hinoko, 2012, ISBN 978-2-35910-314-4, 7.95 €

L’histoire :

Tandis que Malcolm tente d’apaiser la presse et d’éviter la panique, Jules Verne emmène ses amis auprès d’une de ses connaissances, dont il espère de l’aide, Harry Houdini. Pendant ce temps, persuadé que le fils Verne est mort, Lord Black Fowl tente de faire avouer au père où se cache un objet qui semble revêtir une valeur inestimable à ses yeux. Alors qu’il s’apprête à tuer Pierre Verne par papercut interposé, une autre créature intervient, créée par une écrivaine de haut vol…

Chronique :

Les principaux personnages et le décor étant posés, ce deuxième tome se tourne davantage vers la résolution de l’affaire, et notamment la poursuite de Lord Black Fowl, ce dernier se montrant particulièrement retors. Ceci n’empêche pas les auteurs d’introduire deux nouveaux personnages de taille, l’un masculin et l’autre féminin, de monter en tension au niveau de l’action, et de préparer le final du troisième tome de la première saison en les intégrant à l’exposition universelle de 1902. Extrêmement médiatique, elle constitue la scène rêvée pour Black Fowl, qui n’a plus l’intention de rester dans l’ombre, sans pour autant dévoiler son identité.
Particulièrement intelligent, il parvient à jeter le discrédit sur la famille Verne, se laissant le champ libre pour faire progresser ses plans. S’il ferme le tome, nous laissant sur une scène en suspens, une partie conséquente du volume est dédiée à Harry Houdini, que Verne connaît visiblement bien. Face aux illusions du prestidigitateur, Conan Doyle se montre particulièrement sceptique, son esprit logique et incisif perçant à jour la plupart des tours… Il en ressort une sorte d’antagonisme, d’autant que le jeune homme semble avoir un faible pour Amélia 🙂
Quant aux rencontres de Verne avec l’inspecteur Lester, elles restent houleuses, notamment parce que l’écrivain ne peut s’empêcher de l’asticoter.
Bref, ce deuxième tome est prenant, les intentions de Lord Black Fowl apparaissent un peu plus clairement, toutefois on ignore encore ce qu’il veut de Pierre Verne et quelle est son identité. Quant à l’introduction du nouveau personnage féminin dont j’ai tu le nom volontairement, elle est à la fois maligne et tout à fait cohérente avec cet univers, permettant d’amener une opposition non négligeable, car elle n’est pas là pour faire de la figuration, et son talent est indéniable. De quoi se précipiter sur le tome 3 pour avoir le fin mot de l’histoire !

Autres titres de la série :

Tome 1 (chronique)
Tome 3 (chronique)
Tome 4 (chronique)
Tome 5 (chronique)
Tome 6 (chronique)
Tome 7 (chronique)

N.B. : Série terminée.

manga steampunk Jules Verne Arthur Conan Doyle

Le 26.09.2018