City Hall #1

Tome 1

de Rémi Guérin, Guillaume Lapeyre et Caroline Hirbec, éditions Ankama, 2012, ISBN 978-2-35910-312-0, 7.95 €

L’histoire :

manga steampunk Jules Verne Arthur Conan DoyleDans un monde où l’écriture manuscrite a été bannie et le papier détruit, car ce qui y était créé prenait vie, un mystérieux malfaiteur semble avoir réussi à s’en procurer et sème la terreur avec ses papercuts. Afin de le contrer, le maire fait appel à deux plumes remarquables : Jules Verne et Arthur Conan Doyle. Toutefois, contrôler un papercut n’est pas aisé, et les deux comparses doivent prendre des risques pour s’opposer à leur adversaire, tandis qu’une alliée inattendue débarque d’Amérique, une femme de caractère, Amelia Earhart…

Chronique :

Voici le premier tome de ce manga steampunk français que j’ai découvert pendant les vacances avec bonheur. L’univers est cohérent, crédible, et on savoure l’utilisation de personnages historiques tels que Jules Verne, Arthur Conan Doyle, Amelia Earhart, Abraham Lincoln, Malcolm X… Dans cet univers où l’on n’apprend plus l’écriture manuscrite aux enfants puisque le papier n’existe plus, les écrivains travaillent sur machine et leurs œuvres sont numériques. Cela fait suite à une terrible guerre, mondiale, basée sur les papercuts, des créations d’écrivains, utilisées comme armes, et le conflit a lui-même été rayé des livres d’Histoire. Seuls quelques uns sont au fait de la vérité, dont le maire Little, qui craignait une résurgence de ces créatures un jour ou l’autre. Il a donc pris des précautions et fait appel à Verne et Doyle après le meurtre du ministre des finances.
On découvre ce monde et ses personnages avec plaisir, les particularités des papercuts, tandis que les motivations du méchant de l’histoire restent pour le moment obscures, autant que son identité. Ce tome pose le décor, les protagonistes, et on se doute que nous ne sommes encore qu’à la surface des choses. La fin du livre permet de terminer sur du suspense, une petite tension dramatique, et il est évident que les péripéties des trois enquêteurs n’en sont qu’à leurs débuts.
Bref, on passe un agréable moment avec ce volume, utiliser des personnages comme Jules Verne dans du steampunk est à la fois osé et bien vu, tandis que l’univers se montre imaginatif tout en restant cohérent. Quant au dessin, il est très agréable, avec un découpage qui n’est pas trop chargé et un trait régulier. Nul doute que je vais me tourner vers la suite ! 🙂

Autres tomes de la série :

Tome 2 (chronique)
Tome 3 (chronique)
Tome 4 (chronique)
Tome 5 (chronique)
Tome 6 (chronique)
Tome 7 (chronique)

N.B. : Série terminée.

Le 29.08.2018

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