Bestiarius #1

Tome 1

de Masasumi Kakizaki, éditions Kazé, 2015, ISBN 978-2-82031-703-2, 6.99 €.

L’histoire :

bestiarius 1Finn a perdu son père à 5 ans, lors d’une bataille contre les wyvernes. Depuis, il est esclave, gladiateur dans les arènes de l’Empire romain. Il a appris sa science du combat de Durandal, la dernière wyverne de son espèce, qu’il considère comme un père de substitution. Son adresse le fait remarquer par l’empereur, qui décide de s’amuser à ses dépends. Mais le choix qui lui est donné n’est pas à son goût, et l’envie de liberté vaut la peine de prendre tous les risques, surtout quand sa seule famille est menacée.

Chronique :

Uchronie mâtinée de fantasy, ce manga m’a d’abord attirée par son sujet, puis en le feuilletant, j’ai craqué. Le dessin est beau, la puissance des créatures bien rendue, tout comme la perfidie ou la malveillance de certains humains. La mise en page est propre, lisible et plutôt classique, mais on suit l’histoire sans problème. Petit bonus, quelques pages en couleur, sur papier glacé, parsèment le volume, et elles sont superbes.
Dans ce premier tome, nous découvrons tout d’abord deux personnages, Finn et Durandal, qui vont devenir récurrents. Rapidement, on comprend que l’Empire romain et ses représentants ont le rôle des méchants, se révélant les véritables monstres, par opposition aux créatures qui en ont l’apparence mais capables de se montrer bien plus humaines qu’eux. On devine certaines ficelles à l’avance, mais peu importe. On veut voir comment les choses vont tourner et on reste accroché au livre. En revanche, on peut être dérouté par le second récit, du fait de son antériorité du point de vue chronologique. On retrouve Durandal, enfermée, et il faut revenir aux dates qui situent l’histoire pour comprendre que les événements impliquant Zénon et Talos ont lieu avant la première histoire. Une fois ce détail éclairci, pas de souci.
Ce qui ressort de l’ouvrage, c’est une volonté de mettre en avant certaines valeurs. Courage, dévouement, reconnaissance, amour fraternel ou filial… La famille est au centre des préoccupations, ainsi que la liberté et la dignité. Quant au fil rouge, visible également dans le tome 2, il s’agit du vivre ensemble, d’acceptation de la différence, de tolérance, de respect, et d’une réflexion sur la monstruosité. Loin de n’être qu’un enchaînement de combats qui nous seraient présentés en divertissement comme les jeux du cirque, ce manga aborde des thèmes intemporels. Qui a dit qu’on ne pouvait pas réfléchir avec un manga ?

Le trailer

Autre tome de la série :

Tome 2 (chronique)
Tome 3 (chronique)
Tome 4 (chronique)


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16.11.2015