American fays

 d’Anne Fakhouri et Xavier Dollo, éditions Critic

L’histoire :

Éditions CriticDans un Chicago où cohabitent les humains et les êtres féeriques, les No Ears Four doivent élucider des meurtres brutaux, perpétrés sur de farouches défenseurs de la Prohibition. Leur patron, Al Capone, est accusé des crimes et n’entend pas rester sans rien faire. Old Odd et ses compagnons se retrouvent donc à mener l’enquête sur ses ordres, tout en composant avec une malédiction fay, un clan rival, un détective louche, un industriel véreux et des flics nerveux. Ils ont 72 heures pour réussir.

Chronique :

Il y a des romans que l’on dévore à toute vitesse, celui-ci est de ceux que l’on savoure, que l’on déguste par petites touches comme un bon vin. Les deux auteurs nous plongent dans le Chicago de la Prohibition, vu du côté des hommes de main de Capone, et replacent le contexte historique, l’ambiance de l’époque, sans tomber dans le cours d’histoire ou les descriptions à rallonge. Un pur bonheur donc. On apprécie les jeux de mots comme « fay-monnayeur » ou « enfayrisé », ainsi que le clin d’œil à Lasser, excellente série de la maison (voir la chronique ici), ou encore la reprise de contes tels que Jacques et le haricot magique, Le Petit Poucet, Le Chat botté… L’intrigue se construit peu à peu, on est loin de deviner comment les choses vont tourner, et les particularités de cet univers sont des plus intrigantes. Les créatures magiques apportent une dose d’exotisme distrayante, voire du piquant à l’affaire. On aurait envie d’en savoir plus une fois à la fin de l’ouvrage…mais je vais trop vite.
Chacun des personnages des No Ears Four a ses caractéristiques, bien marquées, et on apprend à les apprécier, bien qu’ils soient du côté du crime. L’utilisation des créatures féeriques est habile, bien introduite, la galerie de personnages variée, et d’une manière générale, ce roman évite la simpliste opposition gentils / méchants, Bien / Mal. Les pires crapules ne sont pas forcément là où on les attend. Le monde féerique n’a rien à voir avec un royaume paradisiaque où gambaderaient les licornes. Les fays peuvent se montrer terribles, mais au final, ce ne sont pas eux les pires.
Enfin, je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir ce livre, dont je recommande l’excellente compagnie. Santé !

22.06.2015

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s