Rois du monde

Tome 1 : Même pas mort, première branche

de Jean-Philippe Jaworski, éditions Les moutons électriques, 2013, ISBN 978-2-36183-100-4, 23 €.

L’histoire :

fantasy mythologie celtique Gaulois guerres druides barde interdits quête aventures dieux royaumes Prince sans royaume, Bellovèse a été envoyé à la guerre avec son frère par leur oncle, meurtrier de leur père, dans l’espoir qu’ils meurent tous deux sur le champ de bataille. En protégeant son cadet, Bellovèse est mortellement blessé. Il devrait mourir, mais il n’en est rien, et personne ne peut l’expliquer. Aussi doit-il aller consulter les Gallicènes, des femmes en dehors du monde, capables d’éclairer ce mystère et de délier l’interdit qui le frappe…

Chronique :

Avec ce roman, j’ai découvert l’écriture de Jean-Philippe Jaworski. Je n’avais jamais rien lu de lui jusqu’ici, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait preuve à la fois d’érudition et d’un vocabulaire extrêmement riche. Le récit se place dans les temps anciens des tribus gauloises, avant que César ait eu des envies de conquête, et l’ambiance créée au fil des mots nous plonge dans l’atmosphère que l’on retrouve dans les mythes et légendes. Un autre temps, un autre rythme, une autre manière de vivre, et l’empreinte de l’oralité, à une époque où la parole des bardes était puissante et respectée, où ils étaient la mémoire vivante des peuples.
Dans cette histoire, le temps et l’espace sont des notions poreuses, perméables, et se mêlent dans le récit comme ils peuvent le faire dans la mémoire d’un vieil homme qui raconte. C’est effectivement le cas. Le narrateur est Bellovèse, qui narre des fragments de sa vie comme ils lui viennent, afin qu’ils perdurent lorsqu’il ne sera plus là. Ainsi, les souvenirs s’entremêlent de merveilleux, glissent d’un âge à un autre, sautent, surprennent ou s’imbriquent les uns dans les autres. La structure du récit est donc complexe et il faut accepter de se laisser porter, garder l’esprit souple pour ne pas s’égarer.
Ce roman n’est donc pas de ceux que l’on dévore en quelques heures, il est exigeant, demande que l’on prenne son temps, et personnellement, même s’il est remarquablement bien écrit, je n’ai curieusement ni l’envie, ni la curiosité de lire la suite. Une étrangeté que je ne m’explique pas encore avec un livre qui, pourtant, regorge de qualités…

Autre tome de la série :

2. Chasse royale

Celtes guerriers royaumes serment fidélité parole guerres Gaulois

Le 05.04.2016