Octavie d’Urville #2

Tome 2 : Le syndrome de la Malemort

par Esther Brassac, éditions du Chat Noir,2018, ISBN 978-2-3756-8075-9, 5.99 € en e-book et ISBN 978-2-3756-8070-4, 19.90 €

L’histoire :

Alors qu’Octavie et Gloria tentent d’aider les fés fantômes anciennement esclaves, les fanatiques humains semblent encore frapper. Les Supra se mettent à perdre la tête dans la ville et à s’entretuer, avant de tomber en poussière. L’oncle de Swann a l’air de devenir de plus en plus sujet à des accès de violence, tandis que les traitements basés sur son sang ou ses capacités ne sont pas pleinement probants. Quant à James, il souffle le chaud et le froid et Octavie en est toute tourneboulée !

 

 

Chronique :

Avec ce deuxième tome, on embarque très rapidement dans une nouvelle intrigue. Les Supras rongent leur frein dans leur traque aux fanatiques et sont de plus en plus frustrés d’avoir toujours un coup de retard, d’autant plus que cela se solde par de nombreuses morts dans leurs rangs. Les espoirs semblent être déçus les uns après les autres, et chaque avancée ne fait que générer encore plus de questions. Octavie traverse une période sombre, et sa famille est un soutien sans faille alors qu’elle commence à se replier sur elle-même. Il faut dire que les apparences sont trompeuses, que les coups durs s’enchaînent, et que ses amis ne semblent pas conscients de tout ce qui lui pèse.
Dans ce volume, l’intrigue est construite de manière à nous faire ressentir ce qu’éprouvent les personnages, c’est-à-dire une bonne dose de frustration ! En effet, à chaque fois que des découvertes sont faites, des mystères élucidés, on n’en voit pas pour autant le bout et on finit par avoir l’impression de tourner en rond ou de faire du sur place. Heureusement, le ton employé a gardé sa légèreté, son humour et Octavie manie toujours aussi bien l’autodérision. C’est un de ses charmes. Par ailleurs, les nouveaux personnages que sont les maskarpattons sont excellents et permettent des touches d’humour ou de dédramatisation intéressantes.
Enfin, certaines choses finissent par être mises à plat vers la fin du roman, en même temps qu’un drame permet d’amorcer un changement, certainement exploité dans le dernier tome.
Bref, on passe toujours un bon moment en compagnie d’Octavie, même si ce tome est un peu plus sombre, et on s’interroge sur ce qui a bien pu se passer pour l’un des personnages ou sur l’évolution à venir des événements. Divertissant !

Autres titres de la série :

Tome 1 : Sous l’ombre du vampire (chronique)
Tome 3 : La porte des ténèbres (chronique)

À noter : une intégrale est en préparation.

Le 05.05.2020