Néachronical #2

Tome 2 : Post mortem

de Jean Vigne, éditions ReLynks, 2018, ISBN 979-10-97434-13-7, 17.90 € l’intégrale.

L’histoire :

Néa est en fuite, traquée aussi bien par la police, la DCRI, que par Tod, lequel se révèle un adversaire qui la surclasse largement. Malgré tout, la jeune femme ne lâche rien et se bat de toutes ses forces, tout en découvrant peu à peu sa véritable nature et ce qui lui est arrivé. La pilule est difficile à avaler, elle est obligée de commettre des actes qui pèsent sur sa conscience, mais se cherche également des alliés, bien qu’ils aient une fâcheuse tendance à décéder rapidement.
Pourtant, loin de s’avouer vaincue, elle est prête à se mesurer à Tod, qui, de son côté, a d’autres projets…

Chronique :

Ce deuxième tome démarre sur les chapeaux de roues et on ne peut pas dire qu’il ralentit vraiment jusqu’à la fin ! Les scènes d’action ou de suspense s’enchaînent sans relâche, et seuls les chapitres se déroulant au Moyen Âge permettent de souffler un peu, moins effrénés que ceux de notre époque.
En effet, le récit alterne entre le temps présent, centré essentiellement sur Néa, et l’histoire d’un chevalier qui revient des croisades, dont le retour se révèle tragique de bout en bout. Si on peut se demander au début ce qu’il vient faire là, peu à peu on comprend mieux de quoi il retourne, les enjeux, et on en apprend davantage sur Tod comme sur Sylva et Néa.
Ainsi, l’histoire crée des ponts avec des personnages de la légende arthurienne, Brocéliande est à l’honneur, de même qu’Excalibur, toutefois lesdits personnages, pour certains, font un fameux écart avec les récits qui les mettent en lumière traditionnellement. Ils se révèlent ainsi très peu sympathiques, on a vraiment envie que Tod se fasse botter le train, mais on ne voit pas encore trop comment, même si j’ai quelques idées en la matière…
Si j’ai apprécié la tournure que prend le récit, avec de nombreuses surprises, il y a tout de même un détail qui me semble incohérent dans la salle au sarcophage. Quelque chose ne colle pas entre ce que voit Juliette avant qu’elles y entrent, et les capacités de la salle en question. Je ne peux pas donner plus de détails, sinon je vous spoile une partie de l’épisode 😉
Autrement, Néa devient de plus en plus sympathique, même si elle peut se montrer « vacharde » par moments, et on prend son parti, malgré la monstruosité de ses actes, peut-être parce qu’elle les réprouve elle-même…
Bref, ce deuxième tome ne nous laisse pas souffler une seconde, on va d’action en révélations, et il est difficile d’imaginer comment les choses pourraient s’arranger, aussi bien pour Néa que pour Juliette !

Autres titres de la série :

Tome 1 : Memento mori (chronique)
Tome 3 : Manus Dei (chronique)

Le 31.05.2019