MortiCian #1

Tome 1

de VanRah, éditions Glénat, 2018, ISBN 978-2-344-02288-7, 7.60 €

L’histoire :

Dans la ville d’Ishtar, l’idéal de paix et de vie partagée entre humains et Karats n’est plus qu’un lointain souvenir. Les hommes traitent les surnaturels comme des monstres et des nuisibles, et la communication ne se fait quasiment plus entre les deux groupes, hormis dans quelques secteurs privilégiés. Loin de penser comme tout le monde, la jeune Tsubaki trouve injuste le traitement réservé aux Karats et prend leur défense, ce qui lui vaut des ennuis. De son côté, son père, jeune médecin surdoué, découvre la réalité des différences de traitement au niveau des soins pour les démons. Pendant ce temps, le seigneur Ekheri, un alpha rouge, reçoit la visite d’un tengu aux visées bellicistes et l’affronte…

Chronique :

J’étais très curieuse de découvrir cette nouvelle série, inspirée de Stray dog, qui se propose de nous raconter comment la naissance du BIRD s’est mise en œuvre. On retrouve avec plaisir des personnages vus brièvement dans la série principale, ou juste évoqués, si bien que l’occasion de découvrir leur histoire plus en profondeur nous est donnée.
C’est ainsi que Senri, Kazuhiro, Kiharu, mais aussi Iruu, Mira et une Tsubaki toute jeune font leur apparition. Les recoupements avec le tome 5 de Stray dog sont particulièrement flagrants, et ils viennent compléter un tableau qui commençait déjà à s’étoffer dans ce fameux tome. Si ce volume 1 peut tout à fait se lire sans connaître la série principale, cette dernière permet de mieux se familiariser avec l’univers de l’autrice, qui est plutôt étoffé.
Ici, nous découvrons une capitale, Ishtar, dans laquelle les Karats ont fait l’objet dans un premier temps de l’extermination des plus puissants, et à présent, les autres vivent (survivent) dans des ghettos dont ils n’ont pas le droit de sortir, qu’ils meurent de faim, de maladie ou de tout autre chose. La haine entre les deux communautés est entretenue par les exactions des humains, auxquelles répondent la violence et le mépris des démons. L’ambiance est telle que la gentillesse de la part d’un humain à l’égard d’un karat passe pour anormale, et que la magnanimité d’un alpha pour une enfant humaine est interprétée comme de la faiblesse. C’est un baril de poudre, et un tengu est déterminé à allumer la mèche, dans un esprit de vengeance et de représailles, sans en mesurer les conséquences.
Pendant ce temps, quelques rares humains essaient de changer les choses, y réfléchissent, et font preuve de tolérance là où la bêtise et l’ignorance sont le terreau fertile de la haine. Comme dans la série principale, le dessin est soigné, le découpage dynamique, et l’humour n’est pas absent pour contrebalancer la gravité de certains propos.
Bref, ce premier tome plante le décor d’une Ishtar particulièrement sombre, plus encore qu’au début de Stray dog, et il est d’ores et déjà intéressant de voir comment les choses vont évoluer pour tendre vers une amélioration, même si rien n’est gagné… J’attends la suite avec impatience !

Pour feuilleter quelques pages, c’est par ici !

Et dans le même univers, mais postérieure chronologiquement à cette série, la série Stray dog, de la même autrice.

Tome 1 (chronique)
Tome 2 (chronique)
Tome 3 (chronique)
Tome 4 (chronique)
Tome 5 (chronique)

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Le 20.09.2019

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