Les poisons de Katharz

par Audrey Alwett, éditions ActuSF, 2016, ISBN 978-2-36629-825-3, 19 €

L’histoire :

humour ironie fantasy démon politiqueLa cité de Katharz, peuplée de la lie de trois puissants royaumes, est bâtie sur un démon endormi. Ce dernier ne sera libre que lorsque la population atteindra les 100 000, détail que seules connaissent la tyranne en place, Ténia Harsnik, et dame Carasse, sorcière la plus puissante de la cité. Aussi, Ténia s’emploie-t-elle à réduire régulièrement le nombre d’habitants, de manière drastique.
Toutefois, lorsque les visées politiques de certains mettent en péril le précaire équilibre établi, il n’est pas dit que les pires manigances ne soient pas finalement une belle opportunité d’éviter la catastrophe…

Chronique :

Voici un roman de fantasy dont le ton à la fois humoristique et ironique n’a pas été pour me déplaire. D’une lecture très agréable, les personnages et les situations se révèlent désopilants, quand ce n’est pas irrévérencieux, sans jamais tomber dans le mauvais goût ou l’humour facile. L’univers qu’a créé l’autrice est cohérent, l’idée de cette cité-prison, du décompte des âmes et de la politique qui en découle sont originaux, tout comme celle de la discipline du pilipulsus…
On ne s’ennuie pas un instant avec une panoplie de caractères, de créatures et de manœuvres qui amènent un joyeux bazar avec lequel Ténia et dame Carasse se retrouvent aux prises. On met un certain temps à cerner la particularité d’Azarel, et son effet sur les produits magiques provoque des situations à la fois cocasses et drôles.
Quant aux références, elles sont légions, que ce soit à Caton l’ancien, au donjon de Naheulbeuk et d’autres que je vous laisse découvrir. Le coup des licornes avec leurs cavaliers, ainsi que du majordome Jeeves, du Croquemitaine ou encore de l’isba m’ont beaucoup divertie, et il y a de grandes chances pour qu’à un moment ou à un autre, je relise ce roman avec lequel j’ai passé d’excellents moments.
Bref, si vous aimez l’humour et l’inventivité, les personnages bien campés et les situations rocambolesques, vous devriez trouver votre bonheur…En tous cas, je n’ai boudé le mien !

Le 12.09.2017

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