La main de l’empereur #1

Tome 1 : La main de l’empereur 1

par Olivier Gay, éditions Bragelonne, 2018, ISBN 979-10-281-1074-1, 7.90 €

L’histoire :

Élevé dans les arènes et placé sous la houlette du champion, Rekk est un jeune garçon prometteur. Toutefois, il ignore la vérité sur ses véritables parents et cette découverte n’est pas sans douleur, surtout lorsqu’elle est marquée par la vengeance.
Alors qu’il est obligé de quitter les arènes, il est remarqué par l’empereur qui l’envoie sur le front de la guerre contre Kush. Rapidement, Rekk se voit obligé de remplir une mission peu ragoutante, manipulé comme il n’en a pas idée, mais pièce maîtresse dans le jeu de Bel qui n’a jamais perdu aucune guerre. Pour gagner, il est prêt à tout, même les pires ignominies…

Chronique :

Après avoir lu Les épées de glace et fait la connaissance du personnage de Rekk, ce nouveau diptyque me tentait fortement. Avec celui-ci, nous découvrons la jeunesse de Rekk, comment il est devenu celui que l’on surnomme Le Boucher, et comment les liens se sont tissés avec Dareen et Bishia.
Moins sombre puisque plus jeune, Rekk est ici plutôt sympathique, car on voit bien qu’il a des valeurs et qu’il veut s’y tenir. Même dans ses actes les plus terribles, il n’en est pas fier, et il en endosse la responsabilité dans ce qu’ils impactent d’autres vies. Toutefois, au fur et à mesure du récit, nous voyons sa transformation graduelle, et il n’est pas difficile de comprendre comment il est devenu le terrible baron Froideval, et à qui il le doit. Un homme en particulier est responsable de cet état de fait, secondé par divers acolytes, et peu lui importe de broyer des vies pour parvenir à ses fins.
Aussi, même si Rekk porte en lui la violence et le plaisir du combat, qu’il est fait pour cela, ce n’est pas par son choix qu’il devient le croque-mitaine des Kushites. Par ailleurs, le nom qu’ils lui ont donné se révèle bien moins péjoratif que celui trouvé par ses concitoyens, et il y a une certaine ironie dans cette forme de reconnaissance, dont il prend conscience face à M’bao. Le tout ressemble à un effroyable gâchis, dans le but de satisfaire l’ego et les envies hégémoniques d’un seul homme.
Bref, j’ai dévoré ce premier tome, avec le plaisir de découvrir le passé de Rekk, et en oubliant presque totalement ce que j’ai appris de lui en lisant le premier diptyque. Un régal ! 🙂

Autre titre de la série :

Tome 2 : La main de l’empereur 2 (chronique)

Dans le même univers, la série Les épées de glace :

Tome 1 : Le sang sur la lame (chronique)
Tome 2 : Le châtiment de l’empire (chronique)

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Le 02.04.2019