La Belgariade #1

Tome 1 : Le pion blanc des présages

de David Eddings, éditions Pocket, 2008, ISBN 978-2-2661-7465-7, 7.80 €

L’histoire :

fantasy dieux voleur quête secret rois sorcier sorcièreLes dieux ont créé le monde puis se sont retirés après la guerre qui les a opposé à Torak, leur frère jaloux, qui a dérobé l’Orbe d’Aldur, l’aîné des dieux. La pierre, vivante, s’en est vengé, et désormais Torak est plongé dans un sommeil plein de souffrance. Pourtant, viendra un jour où il se réveillera et tentera de conquérir à nouveau le monde.
Garion a grandi à la ferme de Faldor avec sa tante Pol, sa vie paisible ponctuée par les visites d’un vieux conteur grincheux, Sire Loup, aux récits magiques. Mais un soir, tout bascule et le voilà trimbalé sur les routes sans comprendre ce qui se passe. Un objet de puissance a été dérobé, et seuls Sire Loup ainsi que tante Pol semblent à même de le récupérer. Sans le savoir, Garion se trouve mêlé à une quête qui met en jeu l’avenir du monde, et dans laquelle il ne semble qu’un pion, pourtant très convoité…

Chronique :

Voici une série que j’ai lue et relue je ne sais combien de fois, au point que mon édition commence à perdre ses pages malgré le soin maniaque que j’en prends ! Elle démarre avec le souffle des légendes et des récits mythiques, pour ensuite nous présenter Garion, un jeune garçon élevé dans une ferme de Sendarie, qui va se retrouver plongé dans toutes sortes d’aventures à la suite de sa tante Pol et de la fière compagnie qu’elle va constituer autour d’elle avec son père.
L’humour n’est jamais très loin, les protagonistes ne manquent pas de piquant, tout comme les dialogues, notamment entre le père et la fille. Tante Pol est une maîtresse femme, et au fil du récit, alors que l’on apprend à la connaître et que son identité se fait jour, on comprend pourquoi. La galerie de personnages est particulièrement colorée, même si elle va encore en gagner dans les tomes suivants, et chacun est doté d’une personnalité bien à lui, qui vient apporter sa contribution à l’équilibre du groupe. Les compétences sont diverses, les tournures d’esprit également, et les échanges entre membres de la compagnie se révèlent parfois savoureux.
Il y a de la chaleur humaine, de la tendresse, de la dérision, de l’ironie et de nombreuses choses encore dans cette écriture, qui font de ces livres, dès le premier tome, une série que l’on dévore. On n’a pas envie de quitter Silk, Barak, Belgarath, Polgara, Durnik, Garion et les autres, car on se prend d’affection pour eux. Pour ma part, j’ai adoré le personnage de Silk, de loin le plus divertissant à mon avis.
Bref, il s’agit depuis longtemps d’un gros coup de cœur, qui m’accompagne depuis l’adolescence et qui ne s’est pas démenti, au point de le relire encore aujourd’hui 🙂

Autres titres de la série :

2. La reine des sortilèges (chronique)
3. Le gambit du magicien (chronique)
4. La tour des maléfices (chronique)
5. La fin de partie de l’enchanteur (chronique)

Le 29.06.2017

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