Dragon de Glace

de George R. R. Martin, illustré par Luis Royo, éditions Flammarion.

L’histoire :

Dragon de GlaceAdara est une enfant de l’hiver. Le froid a sa préférence, ne la gêne pas comme les autres et sa peau reste toujours fraîche. Enfant, alors qu’elle joue dans la neige à construire un château, un grand dragon la trouve mais ne lui fait aucun mal. Dès lors, Adara va attendre chaque hiver avec impatience pour retrouver le dragon de glace et voler sur son dos. Mais la guerre se rapproche, et avec elle, l’heure des choix.

Chronique :

J’attendais la sortie de ce livre avec impatience, notamment pour les illustrations de Royo. Elles ne m’ont pas déçues, mais le récit, lui, est plutôt bref.
L’histoire commence un peu comme un conte, les mots sont simples, si bien que ce livre pourrait aussi bien s’adresser à des jeunes qu’à des adultes. Martin pose ses personnages, le contexte et la situation politique avec sobriété, ce qui les rend abordables, tout en nous rapprochant d’Adara qui est toute jeune. Il nous donne à voir le vécu de chacun, ses sentiments, en nous offrant leur regard sur leurs proches et sur les choses. Le seul qui demeure mystérieux est le dragon de glace. On retrouve la patte de l’auteur, son habitude de décrire les réalités de la guerre sans concession, n’hésitant pas à faire mourir les personnages si nécessaire.
Pour ma part, j’avoue être un peu déçue sur les dimensions du livre et le choix du papier. Je m’attendais à un grand format, non du 15 x 22 cm, et à des pages plus épaisses. Le choix du grain et de la couverture sont cohérents (doux et lisses tous les deux), et tout l’ouvrage est beau, soigné. Toutefois, j’imaginais un papier plus épais, qui aurait rappelé le papier à dessin, d’autant plus que les illustrations de Royo, dans les tons gris bleu, évoquent les dessins dans les carnets à croquis.
Bref, ce point de détail reste un avis très personnel. Quand on a ce livre entre les mains et qu’on l’examine, on ne peut pas douter du soin qui a été porté à sa confection. Un beau livre, bien qu’un peu petit.

20.10.2015

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