De bons présages

de Terry Pratchett et Neil Gaiman, éditions J’ai lu, 2014, ISBN 978-2-290-08840-1, 7.20 €

L’histoire :

apocalypse ange démon antéchrist prophétie cafouillageRampa et Aziraphale se connaissent depuis des temps immémoriaux. À force de se croiser, leurs relations ressemblent fort à de l’amitié. Pourtant, l’un est un démon, l’autre un ange. Tous deux aiment leur vie sur Terre et le monde humain auquel ils se sont habitués. Alors, lorsque leurs supérieurs respectifs leur annoncent que l’Antéchrist vient de naître et que l’Apocalypse se produira d’ici quelques années, ils décident de se partager l’éducation de l’enfant afin qu’il ne soit ni d’un côté, ni de l’autre. Toutefois, à la maternité, l’échange de bébés qui était prévu ne s’est pas déroulé tout à fait selon le plan…

Chronique :

Si vous avez envie de vous distraire et de vous détendre, ce livre est pour vous. Les deux compères qui ont présidé à son écriture se sont visiblement bien amusés, et ils unissent humour, dérision, ainsi que critique de la société à travers des personnages et des situations plus désopilants les uns que les autres.
Un ange, un démon, des ducs de l’Enfer, Métatron, les quatre cavaliers de l’Apocalypse, un chien pas ordinaire, l’Antéchrist, une sorcière, des prophéties d’une précision redoutable, des bonnes sœurs pas très catholiques, une bande de garnements qui n’a pas peur de grand chose… La liste est longue et chacun met son grain de sel dans une apocalypse que seules les puissances divines et infernales semblent souhaiter. Rampa le démon et Aziraphale l’ange aiment beaucoup leur vie humaine, Adam ne souhaite que protéger Tadfield et même Toutou en vient à préférer la vie avec son maître plutôt que ce qu’il connaissait avant.
Tout nous ramène sans cesse à Tadfield, et la structure du récit, qui accompagne les différents personnages, fait de même, avec une montée en puissance qui suit le compte à rebours.
Les Eux font songer à des cavaliers de l’Apocalypse en miniature ou en devenir, et le rôle qu’ils jouent au final n’est sûrement pas dû au hasard, tout comme le personnage du vieil homme au parc avec les canards laisse supposer un certain nombre de choses, suppositions jamais vérifier évidemment, sinon ce ne serait pas drôle…
Bref, ce roman est foisonnant de références, de critiques, de drôlerie, de réflexions et j’en passe, tout en nous proposant une lecture plus qu’agréable et divertissante. Une excellente histoire, riche en imagination !

Le 07.03.2017