Codex Aléra #5

Tome 5 : La Furie du Princeps

de Jim Butcher, éditions Bragelonne, 2017, ISBN 979-10-281-0583-9, 25 €

L’histoire :

Alors que Tavi accompagne les Canims lors de leur voyage de retour, Aléra se retrouve aux prises avec les vordes. Leur progression est spectaculaire, et leurs capacités d’adaptation les rendent redoutables. Gaïus n’a pas d’autre choix que de demander à Amara et Bernard de prendre à nouveau des risques, afin d’obtenir des informations déterminantes pour les légions. Dans le même temps, il envoie Isana dans le nord, au Mur de Protection, pour établir une trêve avec les Hommes de glace et rapatrier les légions qui combattent face à eux. Toutefois, lui qui pensait Tavi plus en sécurité avec les Canims qu’en Aléra, n’imagine pas combien le chaos règne à Canea…

Chronique :

Avec ce cinquième tome, la montée en puissance ne cesse pas du début à la fin, avec des moments de tension particulièrement aigus. C’est la guerre, partout, et les ennemis sont redoutables, en nombre. Ils retournent leurs astuces et leurs forces contre leurs adversaires, s’adaptent à vitesse grand V et sont sans pitié. Heureusement, en face d’eux il y a des hommes et des femmes déterminés, rusés, ou extrêmement puissants.
Nous suivons ainsi différents personnages, comme dans les tomes précédents, et le récit alterne entre Tavi, Marcus, Isana, Gaïus, Amara et Bernard. La narration est donc rythmée par ces alternances, tandis que le fait de laisser un personnage pour en suivre un autre, en général dans une situation précaire, voire désespérée, entretient le suspense. Alors que certains passages dans les autres tomes m’avaient semblé un peu moins intéressants ou trop lents, ici il n’y a aucun temps mort. L’urgence de la guerre prévaut, et c’est une course contre la montre pour chacun des personnages qui s’engage, avec diverses missions, mais un même but final : arrêter les vordes.
Nous découvrons dans ce volume la patrie des Canims, mais la guerre étant ce qu’elle est, l’auteur ne nous livre pas beaucoup d’informations sur leur civilisation puisque tout est ravagé. Tavi ne peut donc pas en apprendre plus et il le regrette, comme nous ! On apprend également le fin mot de l’histoire concernant le père de Tavi, qui a œuvré pour sa perte, et on découvre ainsi comment Gaïus l’a vengé. Malgré tout, ceci est largement secondaire comparé à l’atmosphère de fin du monde qui règne.
Bref, ce cinquième volume est haletant, prenant, et même si on ne s’inquiète pas trop pour la survie de Tavi, toujours bien entouré et malin au possible, on se demande du début à la fin quel stratagème il va trouver pour les tirer d’affaire et comment les troupes aléréennes vont pouvoir faire plus que résister jusqu’à l’extermination totale. J’ai hâte de connaître la fin avec le dernier tome !

Autres titres de la série :

Tome 1 : Les Furies de Calderon (chronique)
Tome 2 : La Furie de l’Academ (chronique)
Tome 3 : La Furie du Curseur (chronique)
Tome 4 :La Furie du Capitaine (chronique)
Tome 6 : La Furie du Premier Duc (chronique)

Le 22.01.2020