Codex Aléra #2

Tome 2 : La Furie de l’Academ

de Jim Butcher, éditions Bragelonne, 2012, ISBN 978-2-8112-0666-6, 9.70 €

L’histoire :

Réalisant son rêve, Tavi est parti étudier à Aléra Impéria, sous le patronage du Premier Duc, Gaïus, dont il est également le page. À son service, il rencontre les redoutables Canims, dont l’ambassadeur séjourne à la capitale, bien qu’il soit le représentant d’une nation ennemie.
Alors que le jeune homme se prépare à ses examens de fin d’année, les événements s’enchaînent, qui l’obligent à faire face sur plusieurs fronts, car il est également un apprenti-Curseur. Dans la vallée de Calderon, sa tante Isana et son oncle Bernard doivent affronter une menace bien plus terrible que les Marats, prévenus par Doroga dont le peuple a été en partie décimé par ce nouvel ennemi. Tandis que Bernard, accompagné d’Amara, part affronter ce danger, Isana se rend à la capitale pour demander l’aide de Gaïus, qui a fait d’elle un emblème de son pouvoir…

Chronique :

À la relecture de ce deuxième tome, l’impression que j’en avais gardé persiste. L’intrigue est extrêmement complexe, l’histoire se joue sur plusieurs tableaux à la fois, et suivre chacun des personnages principaux prend tant de temps qu’il en découle une impression de piétinement. Comme lors du tome 1, celui-ci distribue l’attention sur Tavi, mais également Bernard, accompagné d’Amara et de Doroga, et Isana. Or, l’auteur a tellement d’informations à nous faire passer (vordes, Canims, situation politique…), que cela ralentit l’action sur la première moitié du roman, même si le suspense est indéniable. On a le sentiment que les choses se traînent, et ce n’est que lorsque les différentes situations se décantent qu’on retrouve un rythme qui tient en haleine et qui nous fait dévorer le reste du livre jusqu’à la fin.
Tavi est étudiant, son intelligence fait merveille, mais il est en butte aux railleries du fait de son absence de furies. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir été choisi pour devenir apprenti-Curseur, ainsi que les amis qu’il a réussi à se faire à l’académie. Il excelle, et sa vivacité d’esprit lui permet de gérer des situations à risque, notamment avec les Canims, alors que Gaïus ne peut pas s’en charger.
Le nouvel ennemi, les vordes, se montre particulièrement intelligent et vicieux, bien différent des Marats qui sont plutôt des adversaires francs du collier, tout comme les Canims. Avec ces derniers, l’auteur enrichit son univers et prépare la suite de sa trame intelligemment. On a envie d’en apprendre plus à leur égard, tandis qu’ils se montrent impressionnants, au repos ou au combat. Trois mètres de muscles avec des crocs et des griffes, formés à la guerre, ça ne se prend pas à la légère !
Du point de vue politique, les choses ne sont pas aisées, et le choix auquel Isana se retrouve contrainte ne va rien simplifier. La manière dont les événements se déroulent est intéressante, d’autant plus que certaines interventions sont pour le moins inattendues, tandis qu’on en voit d’autres arriver à des kilomètres, mais avec plaisir 🙂
Bref, si ce deuxième tome me plaît moins que le premier, car un peu lent à avancer sur sa première partie, la fin tient en haleine et on a envie de continuer à faire un bout de chemin avec Tavi 🙂

Autres titres de la série :

Tome 1 : Les Furies de Calderon (chronique)
Tome 3 : La Furie du Curseur (chronique)
Tome 4 :La Furie du Capitaine (chronique)
Tome 5 : La Furie du Princeps
Tome 6 : La Furie du Premier Duc

Le 31.05.2019

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