Yumi

de Véronique Charrière, Evidence éditions, 2017, ISBN 979-1-0348-0464-1, 3.99 € en e-book ou ISBN 979-10-348-0465-8, 10 € en version papier.

L’histoire :

Yumi est une jeune japonaise de 14 ans, qui vient rendre visite à son correspondant écossais, Alistair. Grâce à ce voyage, elle compte en apprendre plus sur l’histoire de cette partie de l’Europe, tout en profitant d’un séjour qui lui permettra enfin de souffler un peu. Lors d’une visite dans une tour, elle constate que malheureusement, le répit aura été court et que les esprits sont décidés à se faire remarquer d’elle…

Chronique :

Voici un petit roman jeunesse pour dyslexiques, qui ne fait qu’une vingtaine de pages. Sans prétention, il utilise quelques clichés habituels, comme les fantômes en Écosse et les asiatiques qui font forcément des arts martiaux. Mis à part cela, sa lecture se révèle agréable et les personnages sont sympathiques. En suivant Yumi et la famille de ses correspondants, on joue les touristes comme elle, et c’est au cours d’une de ses visites que le surnaturel se manifeste. C’est l’occasion de parler des esprits japonais à Alistair, avant que les adolescents décident d’un plan d’action. L’union fait la force et Yumi ne se sent plus aussi effrayée d’être épaulée. Après quelques recherches, le mystère est assez vite résolu, mais le rebondissement final est sympathique.
Le surnaturel n’est pas effrayant ici, même s’il tourne autour des esprits et des revenants, si bien que les âmes sensibles peuvent se laisser tenter sans avoir peur de cauchemarder. Les enfants ont chacun leur personnalité, suffisamment décrits pour les distinguer, sans que ce soit trop lourd, et le format court est adapté à de jeunes lecteurs que la dyslexie contraint à une lecture plus morcelée ou moins longue.
Bref, c’est une bonne initiative pour le public visé, qui a certainement du mal à trouver des livres adaptés à ses contraintes, et plus encore dans le domaine du fantastique. 🙂

Le 14.10.2020