Terminus Brocéliande

de Renaud Marhic, éditions Terre de Brume, 2011, ISBN 978-2-84362-464-3, 11.50 €

L’histoire :

enquête profiler fantastique Brocéliande féerie disparitionMaël Mac’herig est profiler, criminologue privé qui a longtemps exercé en Russie. Contacté par la mère d’un jeune homme, Christophe R., il mène l’enquête sur celui que les journaux ont surnommé « Le disparu du Val sans retour ». Compulsant son journal, il remonte peu à peu la piste de ses préoccupations, avec une obsession pour l’Autre monde et une fée, Linoï, qu’il cherche à rattraper en vain.
Au fil de son enquête, les frontières entre réel et féerie semblent se troubler, mais sont-elles le résultat de quelque substance ingérée, d’une folie douce ou d’une réelle faille dans le Voile ?

chronique :

Voici un roman que j’ai acheté par curiosité, et notamment parce qu’il se situe dans des lieux que je connais bien. Si le début m’a plu, avec le rapport de gendarmerie, j’ai assez vite déchanté à partir du moment où il a fallu plonger dans les extraits du journal de Christophe R.. J’avoue que le style prêté par l’auteur au personnage m’a paru rébarbatif au possible, ampoulé et prétentieux, au point que j’ai failli abandonner ma lecture.
Bon an, mal an, je suis arrivée au milieu où mon intérêt a soudain été relancé car l’enquête subissait des rebondissements. La fin s’est révélée plus facile à lire, peut-être aussi parce que je lisais Christophe R. en diagonale ^^, et le dénouement porte sa part de mystère malgré les explications du père du disparu. Mac’herig a fait des choix, et on ignore ce qu’il en a résulté, avec une fin ouverte donc.
Si l’auteur maîtrise très bien son récit, je n’ai pas accroché à son style d’écriture. En revanche, j’ai apprécié de retrouver la description de lieux que je fréquente depuis plus de vingt ans, d’y voir intervenir une scène avec des personnages comme Stoker, et les précisions historiques du père de Christophe ensuite n’étaient pas sans intérêt non plus. Le fantastique est très ténu, il s’agit de frontières qui s’amenuisent par moment entre le réel et l’imaginaire, sans que l’on sache réellement s’il y a surnaturel ou non. La réponse ne nous est d’ailleurs jamais donnée, et au final, cela importe peu. L’enquête se termine avec les explications du père et la fin n’est ouverte qu’en ce qui concerne Mac’herig.
Bref, ce roman m’a laissé un sentiment mitigé, en grande partie à cause du style, et si j’ai apprécié la deuxième partie du livre, la première m’a vraiment semblé longue…

Le 04.02.2019

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