Sherlock Holmes aux Enfers

de Nicolas Le Breton, éditions Les moutons électriques, 2017, ISBN 978-2-3618-3381-7, 5.99 € (e-book), ISBN 978-2-36183-385-5, 15 € version papier.

L’histoire :

Sherlock Holmes Watson enquête Enfers Lucifer pourvoir renversement manipulationSe retrouvant aux Enfers sans savoir comment, Sherlock Holmes est sollicité pour enquêter sur des meurtres de damnés, lesquels ne devraient pas pouvoir mourir en ces lieux. Rapidement, ils ne sont pas les seuls, des anges déchus et des démons se retrouvent logés à la même enseigne, et lorsque la cause du décès est connue, certains vont même jusqu’à se battre pour pouvoir faire le grand saut. Accompagné d’un Watson un peu particulier, Holmes applique ses méthodes habituelles, mais constate assez vite qu’il lui faut s’adapter à des lieux où la logique n’a pas vraiment de prises…

Chronique :

Pour une fois malheureusement, avec ce livre ça n’a pas accroché. Je n’ai pas réussi à rentrer dedans et j’ai dû me forcer pour le terminer.
Pourtant, l’auteur a fait preuve d’imagination, le récit est construit, se découpe en plusieurs parties, elles-mêmes organisées en chapitres qui portent chacun le nom d’une arcane majeure de tarot. Certaines idées sont intéressantes, inventives, comme celle d’archétype, malgré tout je n’ai pas cessé de décrocher. J’ai eu du mal avec le style, qui m’a semblé haché par endroits, parsemé parfois de mots de vocabulaire si soutenus que même avec un dictionnaire à côté, ils vous échappaient.
Le mélange également entre les Enfers, qui se rattachent normalement à la mythologie gréco-romaine, et la conception chrétienne de l’enfer, ne m’a pas semblé particulièrement harmonieux, alors que, encore une fois, l’idée est séduisante. J’ai un peu eu une impression de fouillis. Enfin, la figure de Sherlock Holmes ici m’a déçue, car je m’attendais à de brillantes déductions, des démonstrations de logique imparables, un côté retors propre à titiller agréablement les neurones… Or, c’est peut-être une des clés de ma déception. Avec Holmes, si célèbre, chacun projette sur lui ses attentes, sa conception du personnage, son idée de ses capacités et limites, ce qui en rend l’usage périlleux pour tout auteur qui veut le mettre en scène. Je le vois d’une certaine manière, et cela n’a pas concordé avec ce que propose le roman. Pour autant, cela ne lui ôte pas ses qualités, simplement, il ne me convient pas.
Aussi, je n’en dirai pas plus, si ce n’est de vous faire votre propre idée, car mon ressenti n’est pas le vôtre.

Le 13.03.2018