Nosferatu #1

Tome 1 : Si vis pacem

par Olivier Peru, Stefano Martino et Digikore Studios, éditions Soleil, 2011, ISBN 978-2-30201-734-4, 14.50 €

L’histoire :

Dans la jungle indienne, une créature sort du sommeil et se nourrit d’un enfant avant d’en prendre un autre pour serviteur et guide. Contraint, Anjappan emmène son maître dans les bidonvilles et lui rabat des assassins pour qu’il puisse se nourrir. Conscient que les vampires qu’il a engendrés tenteront de se débarrasser de lui, en particulier Vladek, Nosferatu décide de mettre la populace de son côté. Pendant ce temps, des chasseurs de vampires se mettent sur les traces des dirigeants vampires du monde, lesquels se rassemblent pour lutter contre celui qui leur fait plus peur que toutes les menaces réunies…

Chronique :

Lorsqu’il est paru, le premier tome de ce diptyque m’a particulièrement tentée et je ne l’ai pas regretté. Olivier Peru au scénario, un dessin dont le coup de crayon me plaît, et une histoire, une ambiance pleine de mystère et de fantastique, tout était réuni pour intriguer et fasciner.
L’histoire commence avec le réveil de Nosferatu, que l’on devine assez vite totalement imprévu, voire censément impossible. Au fil du récit, parsemé de flashbacks, on comprend rapidement que son principal antagoniste dans ce tome sera Vladek, autrefois nommé Lucius Vladica, centurion de l’empereur Caligula. Comme souvent, c’est une histoire de convoitise, d’amour et de passion, avec une femme en son centre, bien malgré elle. Nosferatu est l’artisan de sa perte, tout comme du malheur de Vladek, lequel a tout fait pour se venger.
La vengeance est aussi ce qui anime Erick, un chasseur de vampires qui a perdu toute sa famille. Plein de rage et prêt à toutes les folies, il se met en danger mais ne comprend que trop tard qu’il s’attaque peut-être à un trop gros morceau pour lui. Témoin de la confrontation entre Nosferatu et Vladek, il se rend compte que les vampires ne sont pas dépourvus de sentiments.
Enfin, les pouvoirs de Nosferatu se dévoilent petit à petit, du moins en partie, et les capacités purement physiques ne sont pas ses seuls atouts. Vladek lui-même en découvre un qu’il ne connaissait pas, tandis que ses acolytes l’ont abandonné, conscients qu’ils ne sont que du gibier pour celui qu’ils appellent le Premier.
Bref, ce tome est captivant dès ses débuts, le rythme entre le passé et le présent maintient l’attention et la curiosité, tandis que l’action n’est pas absente, loin de là. Arrivé à la fin, on n’a qu’une envie, enchainer avec la suite pour découvrir ce qui va arriver à Vladek, Erick et les projets de Nosferatu. Passionnant !

Autre titre de la série :

Tome 2 : Para bellum

Le 10.06.2020