Les Vestiges de l’Aube #2

Tome 2 : Une nuit éternelle

de David S. Khara, éditions 10-18, 2015, ISBN 978-2-2640-6732-6, 7.80 €.

L’histoire :

vampire policier meurtres organisation secret amitié pouvoir enquête sang Templiers mages malédiction artefacts magie noireAlors qu’il enquête sur une affaire de double homicide, Barry se retrouve sur la piste d’énigmatiques hommes vêtus de cache-poussière, qui semblent liés d’une manière ou d’une autre à la condition vampirique de Werner. De son côté, ce dernier voit certaines de ses capacités altérées, sans en connaître la cause. Il finit par s’en ouvrir à Barry. Les deux hommes se mettent alors en quête de réponses qui vont leur faire croiser la route d’un Ordre ancien, lequel dévoile un passé insoupçonné au vampire. Toutefois, il pourrait bien y laisser son âme…

Chronique :

Le premier tome était déjà captivant, celui-ci l’est plus encore. Dans ce nouvel opus, David S. Khara nous entraîne dans une enquête aux multiples ramifications, qui nous ramènent toutes peu à peu au passé familial de Werner. Par la même occasion, nous en apprenons plus sur les vampires, et la vision qu’en propose l’auteur est originale, en particulier l’explication qui nous est donnée sur la nature de l’ange-gardien de Barry. Cette fois-ci, il est plus en difficulté que le policier, et les rôles se retrouvent quelque peu inversés. Nous découvrons un Werner à la fois très humain, déstabilisé par ce qui lui arrive et les révélations qui lui sont faites, et parfaitement inhumain sous les assauts de ses ennemis cachés. Quant à lui, Barry progresse sur la voie de la guérison, soutenu par une amitié qui lui est précieuse et pour laquelle il est prêt à tout risquer.
Côté scénario, c’est du solide. Les indices sont disséminés au fil du récit, le puzzle se met en place peu à peu, pour ne se révéler qu’à la fin, comme il se doit. On se laisse d’ailleurs mener par la narration, fluide, qui alterne entre première et troisième personne du singulier, entre narrateur et Werner, comme dans le précédent opus. Les personnages ont de la profondeur, les réflexions sur l’humanité sonnent juste, et on ne peut que compatir à la cruauté du destin d’hommes broyés par les atermoiements de l’Histoire, privés de ce qu’ils désirent le plus après avoir consenti au sacrifice ultime.
Bref, ce roman se dévore tout autant que son prédécesseur, réussit à se renouveler, à nous surprendre et à nous captiver, et il n’y a plus qu’une chose à dire une fois terminé. À quand une suite ?

Autre tome de la série :

1. Les Vestiges de l’Aube (chronique)

policier vampire New York enquête exécutions mafia vengeance 11 septembre traumatisme

Le 21.04.2016