Le don du loup

par Anne Rice, éditions J’ai lu

L’histoire :

Le don du loupEn déplacement dans la propriété du défunt Félix Nideck, Reuben, jeune journaliste, tombe sous le charme de sa nièce, Marchent, tout comme de la propriété. Pendant la nuit, des intrus pénètrent dans la maison et les agressent. Alors qu’il est blessé, une créature surgit, tue les attaquants, mais l’épargne.
Après plusieurs jours d’hôpital où sa vitesse de guérison confine au miracle, il se découvre la capacité de se transformer en homme-loup. Mais la créature possède des instincts qui ne sont pas humains. Il doit les comprendre et les contrôler. Et comment en savoir plus sur ses origines et ses capacités ? Sans compter qu’elle a des ennemis, prêts à tout pour la tenir en leur pouvoir…

Chronique :

Dans ce récit, Anne Rice revisite le mythe du loup-garou. Elle nous invite à suivre l’évolution du héros tandis que celui-ci découvre les conséquences de la morsure. Loin de ne devenir qu’une brute assoiffée de sang, il conserve ses facultés intellectuelles et perçoit la différence entre bourreaux et victimes. Reuben est toujours Reuben dans la peau du loup, et s’il apprécie pleinement tout ce que ses nouvelles perceptions lui permettent de capter, il pose un regard critique sur ses actes. Ses articles en sont la preuve. Ils sont l’occasion de questionner la manière dont les gens reçoivent certains actes violents, qu’ils légitiment ou non en fonction des circonstances, comme la presse. Les réflexions d’ordre théologique sont également présentes dans le roman par le biais du frère du héros, un prêtre catholique, et les questions du Mal, du pardon et de la rédemption sont abordées. On retrouve de nombreuses références littéraires, et si vous craignez que le tout ne rendent le roman imbuvable, détrompez-vous. La lecture est aisée, elle coule naturellement, et même si on se doute de certains éléments de l’histoire à l’avance, ce n’est pas gênant.
Bref, comme toujours Anne Rice signe un roman prenant, en même temps très humain, et s’approprie le mythe en lui donnant certaines lettres de noblesse. L’homme-loup n’est pas qu’un monstre, il est aussi un homme. Il doit dépasser cette dualité pour parvenir à la maîtrise de ses instincts, trouver un équilibre, une certaine forme d’harmonie et grandir en sagesse. Une autre manière de parler de l’Homme finalement ?

07.04.2015

 

 

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