La Momie

par Anne Rice, éditions Pocket (Plon), 2015, ISBN 978-2-266-23851-9, 8 €

L’histoire :

momie résurrection amour vie aventures protection meurtres poursuite quête vengeanceÉgypte, 1914. Le père de Julie Stratford vient de découvrir un magnifique tombeau encore inviolé, que les papyrus trouvés à l’intérieur attribuent à Ramsès le Grand. Peu après, son contenu, ainsi que la momie qui l’accompagnait, sont envoyés à Londres pour être exposés dans le salon de sa demeure où réside sa fille. Toutefois, les avertissements gravés sur le tombeau et d’étranges incidents font craindre une malédiction bien réelle quand certains se mettent à convoiter le trésor que représentent certains secrets…

Chronique :

Voici un roman que j’avais déjà lu il y a longtemps et dont j’attendais la réédition depuis presque autant de temps. Il s’agit donc d’une relecture, et je n’ai pas boudé mon plaisir. Le récit allie fantastique et romantisme, avec des personnages marquants, à la fois puissants et terriblement humains. À travers l’exacerbation des sentiments, l’auteure questionne la définition de l’humanité, notamment confrontée à l’immortalité. D’une certaine manière, c’est une interrogation que l’on retrouve également avec ses vampires, notamment avec Armand et Lestat.
Ici, le personnage principal est Ramsès, qui malgré sa longue vie et ses multiples expériences, ne fait pas toujours preuve de sagesse lorsqu’il est submergé par ses sentiments. Malgré toutes ses qualités et capacités, il reste un homme avec ses forces et ses faiblesses, ce dont Julie est tout à fait consciente. Ce personnage nous donne par son regard des pistes de compréhension vis-à-vis de Ramsès, toutefois si elle joue un rôle prépondérant dans la première moitié du roman, par la suite elle est éclipsée par l’autre personnage féminin de l’histoire.
Le récit se structure en cinq grandes parties qui s’articulent autour du retour en Egyte et en particulier de la visite du musée du Caire. Cette première moitié n’est que découverte et émerveillement malgré les agissements du cousin Henry, puis tout bascule et plonge dans la noirceur et l’angoisse. L’histoire nous tient en haleine, on se demande comment va évoluer la situation et comment tout va se terminer, si cela se peut…
Bref, il s’agit d’un roman très bien construit, à la fois fantastique, romantique et sensuel, qui monte en puissance jusqu’à son point de bascule, pour ensuite ne plus nous lâcher jusqu’à son dénouement, tandis qu’on ne peut que s’interroger sur sa fin ouverte. De quoi laisser l’imagination libre, autant que les personnages !

Le 17.01.2017

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