Dracula en BD

de Bram Stoker, illustré par Georges Bess, éditions Glénat, 2019, ISBN 978-2-3440-3860-4, 25.50 €

L’histoire :


En Angleterre, à Whitby où elle séjourne en compagnie de son amie Lucie, Mina attend avec impatience le retour de son promis, Jonathan Harker. Ce dernier est parti en Transylvanie auprès d’un mystérieux comte, afin de mettre en ordre les affaires de ce dernier, notamment des investissements immobiliers en Albion. Toutefois, les nouvelles tardent, tandis que Lucie tombe mystérieusement malade, sans que l’on parvienne réellement à la soigner…

Chronique :

Voici une petite merveille sur laquelle je suis tombée au hasard de mes déambulations dans les rayons de ma librairie. Grand format, tout en noir et blanc, c’est un magnifique livre qui adapte en bande dessinée le roman de Bram Stoker.
Découpé en plusieurs parties, il nous donne à voir une version du récit plutôt fidèle au texte de l’écrivain, avec quelques influences cinématographiques que l’on reconnaît avec plaisir (Coppola, Murnau…).
Le parti pris est de démarrer le récit non pas avec le voyage de Jonathan, comme dans le roman, mais de commencer avec des extraits du journal de Mina, au cimetière de Whitby. Cela place d’office clairement le récit dans le domaine du fantastique, puisque la jeune femme évoque les légendes locales qu’un vieil homme lui raconte. D’autre part, la narration reprend le texte des écrits de Mina, ce qui est très agréable, d’autant que la langue est belle. Peut-être que ce démarrage ne plaira pas à certains, pour ma part je trouve l’idée séduisante, puisque cela me permet de retrouver un récit que je connais en le découvrant par une autre « porte d’entrée ».
Le coup de crayon est beau, expressif, incisif, les pages immersives, le découpage des planches non monotone, si bien que l’on se laisse happer par le récit, même si on le connaît déjà quand on l’a lu plusieurs fois 😉
Le noir et le blanc renforcent l’aspect fantastique, la sensation de danger et le frisson, tandis que la narration s’opère autant par les dialogues, l’image, que par du texte narratif, tiré du roman lui-même comme je le soulignais plus haut.

Bref, dès la couverture, très gothique, ce recueil capte le regard et si vous l’ouvrez, vous risquez fort de vous y plonger pour ne plus le lâcher. Vous êtes prévenus ! 😉

Pour découvrir un extrait, c’est par ici !

N.B. : il existe également une édition prestige ici.

Le 25.10.2019