Black Mambo

de Sophie Dabat, Morgane Caussarieu et Vanessa Terral, éditions du Chat Noir.

Les histoires :

Black MamboUne jeune femme possédée par un djinn qui provoque son malheur, une autre qui se heurte à une forme de vampirisme établie de longue date dans son pays d’origine, un jeune homme aux prises avec une malédiction vaudoue à la Nouvelle Orléans… Trois récits qui explorent le fantastique aux sources des légendes africaines et le revisitent à leur manière. Trois récits pour se faire peur, où les hommes sont des prédateurs, au même titre que certains esprits, et où il vaut mieux ne pas les traiter à la légère.

Chronique :

Avouons-le, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce livre, car la première histoire, celle du djinn, ne m’accrochait pas particulièrement. Je la trouvais trop lente à démarrer. J’ai malgré tout persévéré, et finalement, j’ai dévoré l’ouvrage en une après-midi.
C’est le premier livre des éditions du Chat Noir que je lis, et je l’ai essayé parce qu’il avait trait à des légendes que je ne connais presque pas. Il m’intéressait d’en savoir plus sur les djinns, les sangomas, les mambos et autres personnages, et de les voir mis en scène. Si les trois textes ne m’ont pas tous captivée avec la même intensité et que certains éléments m’ont déplu, il faut bien avouer que le but premier, donner le frisson ou horrifier le lecteur, est atteint.
Que dire si ce n’est que dans les trois récits, la violence des hommes et les forces primitives ont la part belle ? Les trois auteures sont allées puiser dans les motivations les plus anciennes et les plus profondes qui ont toujours agité l’humanité, déterrer les bas instincts, la petitesse et la mesquinerie, l’égoïsme et la soif de pouvoir, pour en habiller leurs romans. Ces récits sont comme un coup de poing, vous prennent aux tripes, et vous horrifient tout en vous poussant à lire la suite pour savoir comment tout se termine. Le happy end n’est pas nécessairement de rigueur, ce qui rappelle que certains contes et légendes sont cruels pour être plus édifiants, et une chose est certaine, l’ouvrage laisse son empreinte une fois refermé. Pourtant, je ne pourrai pas dire que je l’ai aimé, et c’est peut-être justement un signe d’efficacité.

22.09.2015