Black wings #1

Tome 1 : Black wings

de Christina Henry, éditions Milady, 2019, ISBN 978-2-8112-2426-4, 5.99 € en e-book ou ISBN 978-2-8112-3005-0, 7.90 € en version papier.

L’histoire :

Madeline Black est une Agente de la mort. Sa mission est d’amener les âmes des défunts à la Porte, afin qu’ils passent dans l’au-delà. Alors qu’elle vient de faire la connaissance d’un locataire potentiel pour l’appartement qu’elle a à louer, son meilleur ami est agressé, puis elle aussi. Bientôt, les attaques se multiplient, jusqu’à ce qu’un carnage ait lieu en ville et aux archives de son organisation. Ayant découvert entre temps le secret de ses origines, la jeune femme décide qu’il est temps de rencontrer son père, puisque tout ce qui lui arrive y est lié. Toutefois, elle a tôt fait de se rendre compte qu’il entend lui imposer ses vues, sans égards pour ses sentiments ou ses désirs personnels. C’est sans compter avec le caractère de Madeline !

Chronique :

Voici de la bit-lit assez conventionnelle, mais qui parvient à éviter un certain nombre de clichés du genre, sans se débarrasser de tous pour autant. Ce premier tome est distrayant, rythmé, avec une intrigue assez complexe, toutefois il devient plutôt répétitif dans son motif et cette répétition lui donne un côté un peu outré.
En effet, la pléthore d’agressions devient lassante, d’autant que Madeline devrait y rester à de nombreuses reprises et ne survit que par miracle. Or, trop de miracles devient franchement lassant, surtout lorsqu’ils ont tendance à faire intervenir le cliché du chevalier servant…
Malgré tout, l’univers dans lequel évoluent les personnages est intéressant, cohérent, bien construit, mais on en sait encore trop peu pour avoir véritablement une vue d’ensemble. Les flashbacks auxquels est soumise Madeline permettent de lever le voile petit à petit tout en ménageant le suspense, tandis que la romance se fait discrète et est entravée par une astuce plutôt bien trouvée. De la sorte, les personnages ne peuvent pas se permettre de se sauter dessus, ce qui est une bonne chose pour l’histoire.
J’ai beaucoup apprécié le personnage de Beezle, la gargouille, car il est atypique et apporte un peu de variété dans un univers où les autres surnaturels évoqués sont très habituels pour ce genre de récit : anges, démons, vampires, sorcières… Quant aux interventions et au rôle de Gabriel, ils sont globalement prévisibles, ce qui lui fait perdre de la consistance. Même si son ascendance est particulière, lui ne se démarque pas vraiment dans l’histoire pour l’instant.
Bref, il y a des aspects plutôt positifs ou sympathiques dans ce premier tome, toutefois d’autres manquent d’originalité et ne me donnent pas une envie irrépressible de lire la suite, même si je ne la bouderait pas pour autant. Au moins, on évite les écueils les plus courants 😉

Autres titres de la série :

Tome 2 : Black night
Tome 3 : Black howl
Tome 4 : Black lament
Tome 5 : Black city

Le 26.03.2021