Betty Angel #1

Tome 1 : La mort me va si bien

de Louisa Méonis, éditions Milady, 2018, ISBN 978-2-8112-3969-5, 5.99 € en e-book ou ISBN 978-2-8112-3964-0, 8.20 € en version papier.

L’histoire :

Betty est une jeune femme hyper complexée par sa taille et ses formes. De plus, elle a beau avoir le cœur sur la main, elle est invisible aux yeux des autres. À la suite d’un malencontreux accident, elle meurt et se retrouve bien malgré elle dans la course pour devenir ange-gardien, alors qu’elle n’a pas les qualités physiques requises. Pire, le Maître qui la choisit pour apprentie n’est autre que la Mort, alors qu’il se débrouille seul depuis des millénaires. Et pour couronner le tout, il est à tomber et Betty ne peut pas s’empêcher de craquer sur lui…

 

Chronique :

Voici un petit livre que j’ai choisi par curiosité et parce qu’il me semblait résolument tourné vers l’humour et la dérision. Il faut dire que son personnage, Betty, cumule les casseroles…ou la malchance. Elle n’est définitivement pas armée pour les épreuves qu’on lui fait subir, mais heureusement, elle a suffisamment de caractère pour ne pas se laisser marcher sur les pieds.
Plongée dans une situation à laquelle elle ne comprend rien, dont les règles lui échappent, tout comme le fonctionnement du monde dans lequel elle se retrouve, elle tâtonne, d’autant plus que personne ne semble décidé à lui dire réellement de quoi il retourne.
Le récit se fait essentiellement de son point de vue, à la première personne, mais nous avons également quelques brefs passages pour lesquels c’est un autre personnage qui s’exprime, et je vous laisse le découvrir pour ne pas vendre la mèche dès le début du livre 😉
Betty est attachante, généreuse, et on constate combien le fait d’avoir été ignorée toute sa vie a fait des dégâts sur son estime de soi. Ça en devient même agaçant vers la fin du roman, tellement cela la rend aveugle et fausse son interprétation des choses. Elle ne s’aime pas, pense qu’on ne peut pas l’aimer, même si elle rêve du contraire, et considère que son patron n’a aucun mal à aligner les conquêtes alors qu’il lui a dit lui-même qu’il ne ressentait plus rien depuis des millénaires. Cela rend évidemment la chose sans intérêt, ce que Betty s’obstine à ne pas voir, au point de devenir exaspérante d’aveuglement. Mis à part ce détail, on rigole devant les situations désastreuses dans lesquelles elle se fourre, et on sourit à sa manière de s’en sortir… ou pas !
Bref, c’est un court roman fait pour la détente, pour se changer les idées, et on passe un bon moment en compagnie des personnages.

Autres titres de la série :

Tome 2 : La Mort dans ma peau
Tome 3 : La Mort est ma raison de vivre
Tome 4 : La Mort va au diable

Le 17.04.2020