A.L.F.A. #1

Tome 1 : Parish

de Milly Taiden, éditions Milady, 2019, ISBN 978-2-8112-3820-9, 7.90 € ou ISBN 978-2-8112-3089-0, 5.99 € en e-book.

L’histoire :

Parish a été dépêché en Ouganda pour protéger sous couverture la scientifique Melinda Caster. Elle a découvert un virus aux capacités étonnantes, ce qui semble attiser les convoitises d’un ennemi encore non identifié. Ne se doutant de rien quant à la menace, Melinda accueille son protecteur avec réserve, soit-disant docteur du comité de Surveillance, malgré une attirance qu’elle n’a pas ressenti depuis longtemps. Les choses sont d’autant plus compliquées que Parish éprouve la même, mais qu’il en connaît la cause. En tant que métamorphe, il a vite compris qui était Melinda pour lui, mais la mission passe avant tout. D’ailleurs, après plusieurs cambriolages, le danger se rapproche…

Chronique :

Je me suis lancée dans ce roman par curiosité et parce qu’il était à tout petit prix grâce à une promotion. Je me suis dit que si j’étais déçue, au moins il ne m’aurait pas coûté grand-chose… Je vous préviens, comme tant d’autres fois avec de la bit-lit, pour ceux qui me suivent régulièrement, je vais râler !
Quand j’ai commencé le livre, l’idée qu’il se déroule en Afrique m’a séduite. Ce n’est pas courant et je m’attendais à voyager, dépaysement garanti… Bah non. Peu de descriptions et rien d’extraordinaire quant à la nature ou à la culture locale. Et ce qui m’a assez vite hérissée, c’est le style de l’autrice, même si c’est une traduction. Je pars du principe que le/la traducteur/rice fait en sorte de retranscrire ce dernier, donc oui, je le commente, car le choix du vocabulaire n’a rien d’anodin.
Ici, l’autrice emploie les superlatifs à foison, notamment pour décrire Parish par les yeux de Melinda, à tel point que cela en devient maladroit et ridicule. À cela s’ajoute le choix d’un vocabulaire vulgaire lorsqu’il s’agit de relations sexuelles, et seulement sur certains détails. Pour le reste, le niveau de langage n’a rien à voir, ce qui laisse pour le moins perplexe… Tant qu’on y est, dans les scènes d’amour, qu’est-ce que c’est que cette fixette sur le cunilingus ? Manque d’imagination ? On le retrouve à chaque fois… Au niveau du style encore, les mêmes exclamations face à des situations générant des réactions fortes sont employées. Elles sont interchangeables, alors que chaque personnage devrait avoir les siennes…
Autre point qui m’a fait lever les yeux au ciel en cours de lecture, les clichés ! Et ils sont pléthore ! Melinda est forcément maladroite, elle a besoin d’être sauvée, elle craque sur un homme évidemment canon et en plus guerrier… En outre, pour une scientifique normalement très intelligente, il y a tout de même des scènes où elle se comporte comme une gourde, si vous me passez l’expression ! Sans oublier ce qui me fait râler à chaque fois, cette manie très américaine de considérer qu’une femme désire forcément un homme dominant, protecteur, qu’elle dira oui à tout juste par désir et qu’elle aimera même ça, et qu’un homme doit nécessairement avoir un profil de combattant et le physique qui va avec pour être désirable… Réducteur au possible ! Comme si les relations entre les sexes ne pouvaient pas être autre qu’un rapport dominant/dominé, comme par exemple la complémentarité, une vraie égalité…
Quant à l’intrigue, franchement l’imagination est assez limitée, et seul le monde des démons a un peu relevé le niveau.
Bref, je vais être dure, mais ça ne vole pas haut. J’ai vraiment eu l’impression de lire du travail d’amateur, et il y a des amateurs qui en font de l’excellent, ce qui n’est pas le cas ici. Décevant.

Autres titres de la série :

Tome 2 : Franck
Tome 3 : Bryon
Tome 4 : Josh

Le 21.04.2020